Ce week-end, à force de bricoler, je me suis retrouvé la moitié des lumières de mon appart qui ne fonctionnaient plus (à mettre en cause mon intense pinaillerie, mais ça n’étonnera plus personne). J’en profite pour renforcer ma théorie selon laquelle les gens qui ne sont pas bricoleurs doivent mener une vie infernale. J’ai donc cherché d’où ça pouvait venir, avec ma subtilité habituelle. En gros, ça donnait ça : “Tiens, il se passe quoi si j’appuie là ? bling ! Bon, j’ai plus du tout de lumière maintenant… Et si je tire là ? bzzzt ! Oh p’tin … Bon, et si je touche à … krrrr ! non, finalement je vais pas toucher à ça”.
Bref, j’ai donc mis les mains dans le tableau électrique, ce qui, sans paraître impressionnant, est un véritable tour de force pour moi, puisque le seul tableau électrique auquel j’ai jamais touché est celui de la maison de mes parents, autant dire une antiquité où les boitiers de fusibles étaient en céramique, fusibles qu’on galérait d’ailleurs à renouveller vu la rareté des pièces. Et que la dernière fois que j’ai fait sauter l’électricité, j’avais eu le bon sens de faire sauter tout le circuit, et pas juste un fusible (ce qui est plus simple à gérer).
Le plus dur a été de trouver quel fusible avait claqué, ce qui s’est humblement résumé à tester toutes les combinaisons des 3 interrupteurs qui doivent chacun être correctement positionnés avant d’avoir de la lumière. Ca peut sembler con comme ça, mais il y a un sens (non caché) derrière tout ça. Il m’a fallu un bon quart d’heure pour identifier le coupable, et environ 30 secondes pour me rappeler que de toute façon, j’avais pas de fusible de rechange…
Tout ça parce que j’ai testé de façon inconsidérée le courant sur une douille et que je suis passé à deux doigts de me prendre une chataigne. Sur le coup, je me suis dit que ça m’apprendrai à pas tester le courant n’importe comment. Et ensuite je me suis rappelé que c’est le genre de chose dont je ne me souviens jamais, de toute façon…
