6 mai 2008

Bricolage encore

Ce week-end, à force de bricoler, je me suis retrouvé la moitié des lumières de mon appart qui ne fonctionnaient plus (à mettre en cause mon intense pinaillerie, mais ça n’étonnera plus personne). J’en profite pour renforcer ma théorie selon laquelle les gens qui ne sont pas bricoleurs doivent mener une vie infernale. J’ai donc cherché d’où ça pouvait venir, avec ma subtilité habituelle. En gros, ça donnait ça : “Tiens, il se passe quoi si j’appuie là ? bling ! Bon, j’ai plus du tout de lumière maintenant… Et si je tire là ? bzzzt ! Oh p’tin … Bon, et si je touche à … krrrr ! non, finalement je vais pas toucher à ça”.

Bref, j’ai donc mis les mains dans le tableau électrique, ce qui, sans paraître impressionnant, est un véritable tour de force pour moi, puisque le seul tableau électrique auquel j’ai jamais touché est celui de la maison de mes parents, autant dire une antiquité où les boitiers de fusibles étaient en céramique, fusibles qu’on galérait d’ailleurs à renouveller vu la rareté des pièces. Et que la dernière fois que j’ai fait sauter l’électricité, j’avais eu le bon sens de faire sauter tout le circuit, et pas juste un fusible (ce qui est plus simple à gérer).

Le plus dur a été de trouver quel fusible avait claqué, ce qui s’est humblement résumé à tester toutes les combinaisons des 3 interrupteurs qui doivent chacun être correctement positionnés avant d’avoir de la lumière. Ca peut sembler con comme ça, mais il y a un sens (non caché) derrière tout ça. Il m’a fallu un bon quart d’heure pour identifier le coupable, et environ 30 secondes pour me rappeler que de toute façon, j’avais pas de fusible de rechange…

Tout ça parce que j’ai testé de façon inconsidérée le courant sur une douille et que je suis passé à deux doigts de me prendre une chataigne. Sur le coup, je me suis dit que ça m’apprendrai à pas tester le courant n’importe comment. Et ensuite je me suis rappelé que c’est le genre de chose dont je ne me souviens jamais, de toute façon…

Au registre des grandes réflexions que j’ai eu cette semaine, signalons aussi que j’ai une nouvelle fois démontré le fait que toutes les filles intéressantes sont déjà casées, et donc qu’il était comme d’hab totalement inutile que je m’intéresse à des filles pour des discussions autres que purement platoniques (et je ne parle pas du reste).
Bon, l’avantage est qu’à force, ça ne me fait plus rien (ou presque) vu que c’est systématique chez moi, … ça doit être un réflexe conditionné (Pavlov, quand tu nous tiens…). L’inconvénient, c’est que c’est une preuve supplémentaire (s’il en était besoin) que je suis en manque d’amour (puisque je sais par avance que toutes mes tentatives sont vouées à l’échec mais que j’y crois toujours).
D’un autre coté, ça fait déjà un bon paquet de temps que je manque d’amour, à tel point que ça déborde par tous les cotés, maintenant. J’aime tout le monde et personne ne m’aime (Calimero inside), et tant que mon dealer de BD sera approvisionné, il n’y a pas de raison que cela change.

De toute façon, c’est pasplus le genre de choses qui sur lequel je vais m’attrister. Au pire je serai encore plus pénible avec mes collègues lundi (non sans un certain plaisir sadique, j’avoue) ; même eux, je les aime, c’est pour ça que je leur donne autant de raisons de me détester.

4 mai 2008

Carnet de route

Plus le temps passe, et plus je me dis qu’il faudrait que je tienne un carnet de route des phrases qui sortent nonchalamment en cours de soirée et auxquelles j’assiste. C’est parfois des phrases cultes, parfois des phrases nulles, mais ça nous fait toujours autant pleurer/rire (rayer la mention inutile).
Pour mémoire, je me suis rappelé cette idée ce soir en entendant Mario dire “Hé, mais qui a mis une merguez dans ma chaussure ?”
Et toujours pour mémoire, j’y ai pensé la première fois il y a plusieurs années en entendant Olivier dire “Il fait trop chaud donc je vais me laver les mains”.

Le pire, c’est que même (et surtout) en dehors de son contexte, ça me fait toujours autant sourire.

Noeufs de Pâques

Bon, j’aurai tort de ne pas en parler, donc voilà ce que le lapin de Pâques m’a apporté avec du retard (pour cause d’intempéries et de mauvaise volonté de ma part).

Je sais pas comment je dois prendre ça…

12 avril 2008

Top 4 (trois fois)

Je voyais l’autre jour à la télé (oui, je regarde la télé, maintenant, mais à doses homéopathiques, et j’évite la première chaîne comme la peste) l’animateur d’une émission sans intérêt (façon de dire que je ne me souviens même plus du titre de celle-ci) faire son top 4 de certaines choses, en particulier de la BD. Sauf qu’il a eu l’intelligence de séparer la BD franco-belge du manga.

A bien y réfléchir, faire un top 4 est plus dur que faire un top 5 ou un top 10. C’est plus dur, parce qu’on fait moins apparaitre de choses (tout en en laissant suffisament pour rendre ça plus intérêssant qu’un top 3 un peu pauvre).

L’autre jour, en traînant dans ma bibliothèque, j’ai essayé de voir si j’arrivais à faire un top 4 par genre (franco-belge, manga et comics). Je confirme, c’est tout sauf simple. Il faut savoir faire des sacrifices. Mais j’y suis arrivé, non sans certaines justifications et certains compromis.

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J’aurai aimé faire quelque chose de plus long, mais j’ai plus assez de temps à prendre depuis que je me suis remis à coder, donc je vais écourter : lisez Transmetropolitan (1, 2, 3, manque l’éditeur, qui n’a pas d’infos sur le sujet… consternant). Transmetropolitan, c’est bien, très bien, parce que c’est critique, cynique, acide, corrosif, méchant, gratuit (enfin, on se comprend), juste, très juste même ; Transmetropolitan c’est un plaisir sadique ; Transmetropolitan est au journalisme ce que le napalm est au barbecue.

Bref, lisez-le (deux tomes sortis à ce jour ; cinq au total si on continue sur ce format).

Faut que je profite du fait que mon fanboy Apple favori est absent pour au moins une semaine, et accessoirement je profite aussi du fait que je viens de revoir cette pub complètement stupide. Pour le Mac Book Air. Depuis que j’ai une télé et une freebox, je vois des pubs, oui, et celle du MBA me le pompe, l’air, justement.

Résumons. J’ai déjà raconté du mal de cet ordinateur qu’est le MBA. Pour faire court, je le trouve moche (mais c’est un avis personnel), pauvre en capacités, *très* cher, trop petit pour un portable et trop grand pour un ultra-portable ;, et donc en soi je ne trouve absolument rien qui justifie son prix élevé (même pas MacOS X qui est peut être la seule chose potable sur cet engin). Là où la pub me hérisse le poil à chaque fois où je n’ai pas la force d’éteindre la télé, c’est dans les arguments de vente qu’elle développe : Le portable le plus fin au monde. Certes. Il est un poil de cul plus fin que le second de la liste. Quel intérêt ? A mon sens aucun, mais j’imagine déjà des fanboys en train de hurler. Revenons donc à la question : quel intérêt ? Plus pragmatiquement, je dirai “effet de mode” (je l’avais d’ailleurs déjà dit par le passé). Ca résume bien ; c’est à la mode (j’ai volontairement pas dit “beau”) et inutilisable (là aussi, remarquez comme j’ai pas dit “inutile”, donc pas indispensable).

Bref, mon auditoire l’aura compris, je trouve cette machine sans intérêt, et basée uniquement sur une campagne médiatique médiocre adressée uniquement aux fanboys et autres addicts du dernier gadget de riche à la mode.

… comme par exemple le fait de *ne pas* upgrader sauvagement ma distribution linux avec la dernière version de développement (donc instable) même si (et surtout si) c’est une beta ! Exemple : j’ai plus de réseau WiFi. Enfin si, je l’ai toujours, je peux juste pas me connecter dessus, suite à un bug encore non résolu. Bon, pas grave, j’ai tout un stock de cables Ethernet.

Bon, au moins, ça a fait le ménage sur mes partitions…

Depuis bientôt dix ans, la communauté des abuseurs strasbourgeois a mis au point un jeu extraordinaire, jeux qui ne finira probablement jamais, vu la tournure actuelle. Avant tout, un peu d’histoire… Il y a donc environ dix ans, quelques personnes étaient rassemblées pour faire “du rien”, et l’une de ces personnes, sans que j’arrive à me souvenir comment ni pourquoi (j’ai une vague idée, mais bon) avait en sa possession un CD odieusement piraté d’une artiste dont je tairai le nom par égard pour les sarcasmes (en soi justifiés) qu’à subit le détenteur dudit CD. Après avoir tenté (pitoyablement) de justifier sa possession de ce CD, il a effectué un magnifique lancé de disque à travers le salon (à sa décharge, faire “du rien” se faisait souvent avec beaucoup de bières). Le CD fut donc perdu dans mon salon, jusqu’au lendemain et au retour de la raison dans mon esprit et dans mon salon. Je venais de me faire refiler une merde… Le jeu avait démarré.

Il s’est ensuite agit de refiler le CD litigieux à l’un de mes comparses sans qu’il s’en rende compte. Un sac qui traîne, personne qui regarde, hop un cadeau empoisonné. Quatre ans plus tard, on était toujours en train de se refiler ce qui restait du CD (il avait subit pas mal de dommages collatéraux suite aux techniques ninja utilisées pour le dissimuler). Le temps aidant, je crois que quelqu’un a fini par s’en débarrasser définitivement. C’est pas le genre de chose qui nous arrête, on a donc trouvé d’autres objets, et d’autres façon de se les échanger (accroché à un essui-glace, dans une bibliothèque au milieu des livres, en cadeau d’anniversaire, dans le compartiment légumes du réfrigérateur,…). On a ainsi fait tourner toute sorte de CD et/ou DVD (il y en a un en jeu actuellement d’ailleurs), une friteuse, le livre de Mormon, quelques objets de marques douteuses, et pour finir (le dernier en date), une saucisse. Ou plutôt une Bifi (Roll). Qui d’ailleurs traînait il y a peu dans ma boite aux lettres (toujours dans son emballage d’origine, je précise).

Finalement, le jeu aujourd’hui est plutôt de trouver la façon la plus saugrenue ou l’endroit le plus improbable où planquer l’objet du moment. A ce titre, je ne suis pas peu fier de mes derniers méfaits… Mais en dire plus serait m’exposer trop vite à des représailles.

C’est très con comme jeu, mais qu’est ce qu’on se marre.

10 mars 2008

Nostalgie (ou pas)

J’étais en train de me souvenir de ce que certains appellent “le bon vieux temps” (un peu moins bon pour certains cela dit). En l’occurrence, j’étais en train de me souvenir, une larme à l’oeil, de la vieille époque où graver un CD était aussi risqué que jouer à pile ou face ; un coup ça marchait, et un coup pas.
Tout ça pour en arriver ce soir, avec une archive DVD de 4,3Go sur mon PC Linux qui est mal formée, suffisamment pour qu’il refuse de la graver. Normal, j’aurai envie de dire, c’est une archive qui a été créé sous Windows, fallait pas s’attendre à des miracles. Pas grave, j’allume le PC Windows, je me connecte à mon répertoire réseau, et je fais un copier-coller. “Espace disque insuffisant” que ça me dit. Moui, il me reste environ 50Go, alors une petite archive DVD, hein… C’est oublier que le système FAT32 a du mal avec les fichiers de plus de 4Go, je crois. Et vu ma passion pour le NTFS, j’ai pas de solution de secours… Après avoir essayé à peu près tout, j’ai fini par lancer la gravure en réseau ; l’image est sur le PC Linux, qui stream les données au graveur du PC Windows…
Fut un temps où ma démarche aurait semblé suicidaire. Mais à priori, ça a marché !