About a Bullet Journal

Ça fait depuis l’année dernière que cet article me démange, il faut bien se lancer à un moment. J’ai assez souvent parlé de Bullet Journal ces derniers temps, sans vraiment expliciter ce dont il est question. Mais d’abord, comment on en est arrivé là ?

Au commencement

bullet-journal
Oui, c’est bien STAR WARS qu’il y a écrit sur la couverture…

Comme je l’ai déjà écrit plus tôt, tout vient d’une furieuse envie d’écrire. A la main. Avec un stylo et tout. Bon, j’ai une écriture de hyène hystérique, mais j’assume. Et de toute façon, mon Bullet Journal est pour moi, les autres n’ont pas besoin de le lire.

Alors, c’est quoi un Bullet Journal ?

Euh, le principe, c’est que c’est qu’on a envie que ce soit. Le site même du Bullet Journal donne des bases, mais chacun fait ce qu’il veut. C’est un peu l’anarchie, en somme. Oui mais bon, il y a quand même une ligne directrice (qu’on est libre de ne pas respecter) :

  • Un Index, mais ça me gonfle sérieusement donc je l’ai laissé tomber
  • Une Future log, qui trace les projets que l’on souhaite accomplir dans le futur.
  • Une Daily / Weekly / Monthly log, qui trace la planification quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle.
  • Des Collections, qui tracent un peu ce qu’on veut, ou plutôt, ce qu’on collectionne.
  • Je me suis rajouté des Misc logs, parce que de mon propre point de vue, les collections sont plus une liste définie qu’on va travailler, là où les logs sont des listes qu’on incrémente. Mais encore une fois, c’est mon point de vue, et il est en train de changer.

Après, il y a un code pour indiquer ce qu’on a fait, ce qu’on a reporté, ce qu’on n’a pas fait, etc. Là encore, le code original est logique, mais pas vraiment à mon goût. je préfère la simplicité :

  • Une case pour les tâches
  • Un cercle pour les événements
  • Un point pour les notes
  • Je remplis la case / le cercle si j’ai accompli la tâche ou si l’événement a eu lieu
  • Je fais une croix sur la case / le cercle si c’est annulé / abandonné
  • Je fais une flèche sur la case / le cercle si c’est reporté

Jusque là, ça va. Mais regardons de plus près.

La future log

C’est bête et méchant, une double page pleine de projets en vrac avec chacun leur petite case plus ou moins vide. Et quand ma double page sera pleine, j’en recommencerai une nouvelle là où j’en serai de mon cahier.

La monthly log

Oui, il s'agit de Février. Ce post traîne depuis trèèès longtemps.

Encore une double page (j’aime les doubles pages) !

A gauche, une ligne par jour, et trois colonnes indiquées (en anglais, parce que bon, je réfléchis autant en anglais qu’en français) : MorningAfternoonEvening. Vous noterez que la taille de chaque colonne varie. La logique est simple :

  • La matin (en gros de 6h à 12h) : En semaine je suis au bureau, et le week-end la plupart des gens dorment, donc peu de choses à planifier.
  • L’après-midi (environ 12h – 18h) : En semaine, pareil, je bosse, encore qu’il m’arrive de quitter un peu plus tôt que 18h, donc potentiellement des choses à indiquer. Et c’est là que le gros du week-end commence, aussi.
  • Le soir (à peu près 18h – 1h suivant mon état) : C’est là que je fais le plus de choses

Il y a aussi la toute première petite colonne où j’indique les jours de congés, de RTT (je distingue, parce qu’une RTT est susceptible de sauter, un congé beaucoup moins).

Sur la page de droite, une colonne Tasks avec les grosses tâches que j’ai prévues d’accomplir à un moment dans le mois, et que je planifierai au moment d’écrire ma Daily log. Il y a deux petites colonnes dedans (plus qu’une maintenant), c’est là que je mets mes cases (l’autre colonne servait à indiquer la date du report ou une importance particulière, mais c’était devenu inutile chez moi). L’autre grosse colonne contient les événements futurs (au delà du mois en question), et comme je prévois pas grand chose à l’avance, j’ai coupé cette colonne en deux pour avoir dans la partie basse les notes à propos du mois.

La daily log

Là, y'a pas encore grand chose, mais bon, c'est le début...

Une autre double page (étrangement) ! Bon, ok, ici ça devrait s’appeler la weekly log. Mais ça avait commencé comme une vraie daily log et le terme est resté.

La page de gauche divisée en 6 pour les 6 premiers jours de la semaine. La encore deux courtes colonnes qui ouvrent l’ensemble (mais plus qu’une actuellement, et je réfléchis à faire sauter ce concept de colonne entièrement) pour y mettre mes jolies cases vides. Et un petit drapeau dans le coin pour indiquer la date du jour (c’est-y pas mignon ?)

La page de droite est plus compliquée… Évidemment on y retrouve le dernier jour de la semaine. On y retrouve aussi une citation ou un texte que je juge motivational (celui indiqué ici me fait rire, mais resituons dans le contexte, c’était la semaine où j’ai sérieusement commencé à chercher un nouveau job. J’ai été plus inspiré en d’autres occasions ; vu que je rédige ça en général le dimanche à 23h, je me pardonne.) C’est en dessous que c’est plus intéressant. D’une part j’ai les Misc tasks, c’est à dire les tâches que je veux accomplir cette semaine là sans vraiment avoir décidé quand ça devait arriver. C’est plus « dès que je trouve le temps« . Et juste à côté, la grateful log. Aaah, la grateful log… c’est un concept en soi, qui a émergé au moment où le moral me faisait un poil défaut. Le principe est d’y inscrire, chaque soir, quelques trucs qui m’ont plu / fait plaisir / dont je suis fier et qui sont arrivés ce jour. Je mets ça dans ma daily log d’une part pour combler la double page, mais surtout parce que je passe l’essentiel de mon temps sur cette log, c’est donc un bon moyen pour ne pas l’oublier.

Les collections / Misc logs

C’est le truc où j’ai encore un peu de mal (je finis par me dire que ma distinction Collections / Misc logs était une connerie, et que je devrais tout mettre sous le même titre).

Il s’agit ici souvent de simples pages (limite une hérésie, à ce point de l’histoire) sur un thème :

  • Idées pour mes scripts Bash / Python,
  • Idées pour les cadeaux d’anniversaire et de noël des amis et de la famille,
  • Liens utiles à me garder quelque part sous le coude (mais il y a probablement une façon plus utile de présenter ça),
  • Règles alternatives pour les jeux de plateaux fréquents,
  • Idées de posts pour ici ou là bas,
  • Notes de préparation pour certaines réunions du boulot,
  • Liste d’achats pour les travaux du salon,
  • Budget pour mes prochains achats.

L’outillage

Woohoo, stormtroopers !!!

On fait pas un Bullet Journal sans un peu de matos. Déjà, un carnet. J’ai testé les carnets de poche, mais franchement, c’est pénible à écrire correctement dedans, et même une double page ne laisse pas beaucoup de place. A l’inverse, les grands carnets sont pénibles à trimballer avec soi. Les mid-sized (21cm x 13cm environ) sont ceux qui me conviennent le mieux. Si en plus il y a un stormtrooper dessiné dessus et plein d’autres dedans, c’est jackpot.

Des stylos aussi. « Des », parce que varier les couleurs, c’est chouette. Je pourrai prétendre avoir un code de couleurs, mais non, c’est juste que ça donne un peu de vie à l’objet. Et j’utilise ici des Pilot Point Frixion (shameless plug) parce qu’ils sont pas chers et effaçables.

Une règle ! Oui, je tire beaucoup de traits, c’est mon côté mono-maniaque, et j’aime faire ça à peu près correctement. Donc une règle métallique de 22cm (ça tient en diagonale dans la poche arrière du cahier), c’est d’un pratique à toute épreuve.

Des pastilles autocollantes de couleur. « Mais pourquoi faire ??I » Comme je l’ai dit tout à l’heure, je n’utilise pas d’index. Trop encombrant, et franchement, j’aurai pas la patience d’aller le lire (encore moins de le remplir). Non, moi je fonctionne par onglet. Une pastille collée en haut d’une page, et même le cahier fermé, on voit à peu près à quel endroit il faut chercher. Parce que oui, là j’ai un code couleur !

Et Habitica, dans tout ça ?

Habitica, c’est mon lieu de prédilection en terme de productivité. Mais ça ne fait pas tout (ça ne fait pas le café par exemple). Habitica est très bon pour les habitudes et les petites tâches répétitives, celles qu’on n’a pas envie de prendre le temps d’écrire dans un Bullet journal pour les remplir immédiatement après. Par contre, Le Bullet Journal se prête plus à de la gestion de gros projets, et à la planification. Mais Habitica se prête plus au Brain dump. Et le Bullet Journal au Mind Map. Bref, loin de se faire concurrence, les deux outils se complètent plutôt. Mais là aussi, c’est à chacun de personnaliser sa façon de procéder.

Mais… qu’est ce que ça a de spécial ?

Oui, pour l’instant, ça ressemble à un cahier, c’est tout. Ce qui est intéressant, c’est les migrations. Les migrations, c’est quand on passe d’une double page à une autre. Typiquement, d’une semaine à l’autre, d’un mois à l’autre, d’un cahier à un autre… Ma migration, c’est l’occasion de faire le point. Sur le principe, c’est la partie pénible où on retrace un tableau (souvenez-vous, moi j’ai une règle !!), et où on reprend les tâches de la semaine précédente qu’on n’a pas finies, les tâches en cours du mois, qu’on rajoute les choses prévues de la semaine, etc… Et il faut le dire, c’est chiant ! Mais c’est tout l’intérêt. Ça nous force à réfléchir « Nan mais je vais vraiment faire cette tâche là ? Parce que sérieux, ça fait trois semaines que je la reporte, ça me gonfle un peu, là« . Et oui, c’est l’étape où on réalise ce qu’on va vraiment pouvoir faire.

C’est aussi l’étape où on planifie un peu, où on se créé un fil conducteur, où on réalise qu’on est en train de coller trop peu de choses un jour, et pas assez un autre, qu’on fait beaucoup de choses qui ne servent à rien, qu’on perd du temps sur des trucs qui n’ont jamais servi. C’est là qu’on améliore son système, qu’on réfléchis comment arriver au bon résultat en en faisant encore moins.

L’autre règle de feignasse qui règne en maître sur le Bullet Journal, c’est d’en écrire le moins possible. Chaque idée, chaque tâche, chaque événement doit tenir en quelques mots. Pas la place d’écrire un roman ! Il faut rester concis, synthétique et aller à l’essentiel. C’est pour ça que perso, j’écris en anglais dedans. Parce que je participe à la traduction française de Habitica, je vois comment une phrase anglaise de deux lignes finit en phrase française de 5 lignes. J’adore les anglais pour ça (et pour ça). Au final, la philosophie du Bullet Journal, c’est « Organisez-vous comme vous voulez, mais par pitié ne perdez pas de temps dessus ». J’adore (ça et le stormtrooper en couverture).

About a Bullet Journal

Security & backups

Ce matin, j’ai eu un mail étrange d’une amie proche, me demandant si elle pouvait me parler d’un sujet délicat par mail. Seems like you already did, sweetie… Dans le mail suivant, elle m’annonçait d’une façon très formaliste qu’elle était dans la mouise, en déplacement en Belgique, victime d’une agression, sans téléphone ni portefeuille, qu’elle avait besoin d’un coup de main financier urgent, et qu’elle préférait que je reste discret sur le sujet. Ma réaction ? Ha ha ha !!

Deux secondes après, je lui envoyais un SMS pour la prévenir que son compte mail avait été piraté. Et dix minutes plus tard, j’avais une longue conversation avec elle sur la sécurité informatique de base. Il s’avère qu’elle avait la moitié de sa vie dans son unique boîte mail, qu’elle utilisait aussi comme espace de stockage de documents important. Et il s’avère que les pirates lui ont tout effacé dès qu’ils ont compris qu’ils étaient découverts (pour la légende, cette tentative d’escroquerie était partie à presque tous ses contacts, personnels, professionnels, divers et variés ; va expliquer maintenant).

Étant donné qu’il y a à peine six mois, je lui rappelais que j’avais toujours sur mon NAS une copie de son disque dur d’il y a deux ans (et qu’elle avait failli crasher à l’époque), et qu’elle m’avait répondu « j’ai pas encore fait ma sauvegarde, tu peux garder ces données un moment encore ? », je ne me suis pas privé de lui faire la morale. Et donc autant en profiter pour la faire ici aussi, vu que ce genre de connerie n’arrive pas qu’aux autres.


1/ Know your enemy!

Beaucoup de gens ignorent une chose pourtant élémentaire. La première vulnérabilité sur le web, c’est le password reuse. Ou en français, le fait de réutiliser partout le même mot de passe. Du coup, votre mot de passe est aussi exposé que le site ayant la plus faible sécurité du lot. Et si vous croyez que beaucoup de sites font attention à la sécurité, c’est qu’on ne lit pas les même news.

Alors oui, c’est plus facile de retenir un seul mot de passe. Tout comme c’est plus facile pour un pirate d’accéder à toute votre vie une fois qu’il a trouvé ce seul mot de passe. La simplicité ici est une attitude suicidaire. C’est comme partir en vacances  pendant l’été sans verrouiller la porte d’entrée de la maison. Non, jamais un voleur n’ira entrer. Jusqu’à ce qu’il le fasse. Et là vous vous direz « Ah si seulement j’avais fermé à clefs ». Ou plutôt vous vous direz « Ah si seulement j’avais écouté tonton Bleu ». Ouais, j’entends ça souvent.

2/ To each his own!

Oui, il faut un mot de passe différent à chaque site. Et oui, c’est méga pénible. Déjà de trouver des mots de passe différents. Mais pour ça encore, tonton Bleu a la solution, et ça se passe ici. C’est simple, facile, et pourtant terriblement efficace. Il y a des applis Android et iPhone, ou vous pouvez juste l’imprimer et garder une copie dans le portefeuille (je fais les deux).

Avec la Password Card, facile de trouver un mot de passe qui n’est pas 123456 ni votre date de naissance, qui contient des chiffres, des lettres, des minuscules, des majuscules, des symboles, et qui ne veut rien dire.

3/ Finding Nemo!

Oui mais comment retenir quel mot de passe va où ?! Bon, ok, à part moi, personne n’arrive à retenir des dizaines de mots de passe aléatoires comme ça. Presque personne, pardon. Nan mais en même temps, pas besoin de les retenir, il y a plein d’outils qui le font bien. Votre navigateur peut les retenir pour vous (mais pensez à activer le master password). Mais sinon, il y a plein d’outils qui sont faits pour ça. Je pourrai vous citer plein de plateforme qui savent faire ça, mais j’ai quand même du mal à donner mes mots de passe à une entité que je ne connais pas. C’est pour ça que je tape dans KeePass.

C’est open-source, vous maîtrisez vos données, il y a des clients Android et iPhone… bref, c’est actif. Et si mon ancien chef me disait que pour lui c’était un risque que d’avoir tous ses mots de passe centralisé, Oui mais, là aussi, sans master password, un pirate ne pourra rien faire, et en plus il faut qu’il accède aux données locales, ce qui est déjà autrement plus compliqué (assez pour que la plupart n’essayent même pas et passent à une victime suivante).

4/ The secret!

Et la leçon la plus évidente, mais qui est celle qui a démarré toute cette dramatique aventure, c’est qu’un mot de passe est secret et doit le rester. Personne ne doit connaître le moindre de vos mots de passe. Pas vos parents, pas vos enfants, pas vos amis ni vos voisins, et certainement pas le site auquel vous le confiez au départ.

Si un site vous demande de lui envoyer votre mot de passe par mesure de sécurité, ne le faites pas, quittez ce service à la place, parce qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’il fait (ni de ce qu’est la sécurité).

5/ Plan for the worst!

Et juste par paranoïa gratuite, faite une sauvegarde de toutes vos données, pour qu’en cas de soucis, vous ayez toujours une version viable sous la main. Ca y est, c’est fait ? Vous avez un beau backup ? Bien. Faites-en un autre. Les backup redondants, c’est le bien.

L’autre leçon important ici, c’est qu’il est essentiel d’avoir la maîtrise de ses données, et de savoir qui les détient. Parce que la plupart des gens considèrent que copier un fichier, c’est le backuper. Non, c’est juste créer une copie qui pourra être tuée tout aussi vite.


Evidemment, il y aurait encore plein à en dire, et bien d’autres leçons, mais ça c’est comme je l’indiquais plus haut, la base. Faites ça, et vous aurez déjà réglé beaucoup de soucis.

Security & backups

Spending your willpower wisely

willpower-tank
Encore un des points où j’ai des efforts à faire : ne pas m’éparpiller sur des milliards d’idées et de projets, pour me concentrer et être productif sur l’essentiel (en ce moment : le jardin, et les travaux du salon)
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Get busy

Je pourrai faire un énième lien vers un article très intéressant (et je ne vais pas me gêner, tiens), mais je pourrai aussi en extraire la substantifique moelle avec cette image :

two_mindsets

Mais ça serait passer à côté d’une autre info intéressante. Dans ma recherche de self-improvement, je dois dire que blog.crew.co est d’une rare perspicacité. Je me retiens souvent de reposter ici la plupart de leurs articles que je trouve très souvent d’une justesse implacable. Sérieusement, ajoutez le à votre reading-list.

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Just starting

Arriver à sa lancer dans ses plus gros projets, c'est effrayant, je suis le premier à le reconnaître. Mais c'est toujours en sachant à quel point c'est motivant d'avancer sérieusement ces projets, et de finalement les finir que je me lance dedans.
Arriver à se lancer dans ses plus gros projets, c’est effrayant, je suis le premier à le reconnaître. Mais c’est toujours en sachant à quel point c’est motivant d’avancer sérieusement ces projets, et de finalement les finir que je me lance dedans.
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Don’t give up

C'est parfois dur de ne pas laisser tomber, je suis le premier à le dire. Mais c'est ça qui devrait nous pousser à continuer.
C’est parfois dur de ne pas laisser tomber, je suis le premier à le dire. Mais c’est ça qui devrait nous pousser à continuer.
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