1MPTS – Day 10 : Fabien

Fabien et moi, c’est une vieille et j’aurai tendance à dire « triste » histoire, bien que je ne crois pas que l’un de nous deux soit aussi triste que je ne le laisse croire. Voir pas du tout. Mais bref ! Ma rencontre avec Fabien est très similaire de ma rencontre avec Madame Irma : Internet-based, blog-based, et comments-based. La grosse différence avec ma très chère Irmz, c’est que j’ai eu une occasion de rencontrer en vrai Fabien. J’ai même eu l’occasion de trinquer avec lui, et d’après ce qu’il m’en a raconté, j’ai eu l’occasion de le saouler à grand renfort de bières et de blabla (une de mes spécialités maison) ! Ce fut un moment épique, et il nous arrive toujours d’en rigoler de temps en temps.

Mais bon, first things first, comme souvent, mes premiers contacts ont été très formels et basiques. Et bien que l’évolution qui a vu Fabien passer du statut de « quelqu’un » à celui de « quelqu’un que j’apprécie réellement » reste un peu floue pour moi (il y avait beaucoup de choses floues pour moi à l’époque), je me plais à croire que l’élément déclencheur a été son projet de fin d’étude (de tête TPFE, mais j’ai plus le détail de l’acronyme). Je sais plus comment on en est arrivé là ; je crois qu’il avait à l’époque bloggé un brouillon de son rapport de projet de fin d’étude, des fois que des gens auraient envie de le lire et de lui dire ce qu’ils en pensaient. Il m’en a pas fallu beaucoup plus. J’ai téléchargé le document, et en quelque heures, je lui ai fait un rapport dument circonstancié sur l’état de son projet, quelques idées que j’avais, mais surtout, ce pour quoi je suis bon, les erreurs factuelles de mise en page. D’ailleurs à ce propos, j’ai remarqué récemment que j’étais un demi-dieu du double espace. Je m’explique : j’ai un don inné pour trouver en deux secondes au milieu d’une page de texte complète l’endroit ou l’auteur aura mis deux espaces au lieu d’un entre deux mots. Bref, tout ça pour dire que j’avais du lui remonter quelques pages de commentaires et de corrections, et que visiblement je l’avais scié avec ça. Je crois même avoir fait une relecture après corrections.

Il y a aussi eu ses essais de VRML où j’ai participé de façon assez délirante. Je trouvais le concept sympa bien qu’en soi pas très utile, mais je pense pas que c’était le but. Nan, le but pour lui était plutôt de découvrir cette technologie, et pour moi de faire le con.

A part ça, ça m’a travaillé un moment, mais un jour, Fabien m’a dit « On est pareil ». Bon, c’est pas la première fois qu’on me le dit, mais c’est la première fois qu’on me le dit et que j’ai l’impression que la personne qui me le dit en est fière. Ouais, la liste des gens qui se sentent heureuses en étant comme moi tient sur les doigts d’une seule main, probablement. Et une main lépreuse après un solo de guitare, à n’en pas douter. Mais toujours est-il qu’on est visiblement pas très différents l’un de l’autre. Sauf bien sur que lui a suivi de longues études d’architecte, là où moi j’ai fait de courtes études de droit. Et lui est parti à Shanghai, là où moi je n’ai pas quitté mon Strasbourg natal. Et… bref. Par contre, c’est un amateur de BD (et j’essaye toujours de faire preuve d’originalité là dessus à son anniversaire), un linuxien, un netbookiste, un grand consommateur de web en tout genre, et… mais bref encore.

Nan, ce qui m ‘avait surtout fait plaisir avec cette remarque qu’il m’avait fait, c’est que je trouve que Fabien est quelqu’un de foncièrement bon et gentil. Je n’ai jamais ressenti la moindre animosité avec lui, je ne l’ai que rarement vu prononcer un mot plus haut que l’autre, il est calme, posé, agit avec discernement, et je n’ose pas croire qu’il lui soit un jour arrivé de penser à mal. C’est pas son style. Bref, c’est le genre de personne que je voudrai être le jour où je serai un adulte (en même temps, c’est pas pour demain non plus). D’où le fait qu’il trouve qu’on se ressemble me fasse plaisir. Cela dit, j’ai un passif de vilain garçon qui lui donne tort, et mes collègues pourraient probablement confirmer que ce qu’il reste de bon en moi ne fait pas souvent surface.

Alors pourquoi ai-je commencé par dire que c’était une « triste » histoire ? Bah tout les éléments sont là, ou presque. D’abord il y a la distance géographique (quelques milliers de kilomètres), le décalage horaire (7 heures, et pas dans le bon sens), et nos activités respectives qui sont toutes les deux prenantes, au point qu’on a presque plus le temps de discuter. C’est à peine si on arrive a échanger quelques mots chaque mois. D’une certaine manière, ça m’attriste, mais ça n’en rend que plus sympathiques les trop rares fois où l’on discute ensemble via IM. Mais je ne perds pas espoir ; je suis sûr qu’un jour, j’arriverai à le remercier convenablement de tout ce qu’il m’a appris et de ce qu’il continue à m’apprendre. Dude, you rock my world !

8 réflexions au sujet de « 1MPTS – Day 10 : Fabien »

  1. je pense savoir de qui tu parles (j’en suis certaine d’ailleurs), et je regrette d’être arrivée un chouilla trop tard à Toulouse et de n’avoir pu aller boire un coup avec lui ^^

  2. Flo > Crie avec moi : REVIENS FABIEN !!!
    Irmz > De quel Benoit tu parles ? Visiblement je connais pas celui là !

  3. Nathalie, non mais qui et pourquoi n’ont-ils pas survécu ?
    Bleu, j’ai peur que ma voix ne porte pas assez loin…

  4. C’est bien le miracle de l’internet, pas besoin de crier fort pour qu’il entende. Il faut juste que ça passe le grand firewall de chine.

  5. yop!
    Maintenant, pour avoir le plaisir de boire une biere et manger des Xiao Long Bao avec Fabien, il faut aller jusqu’à Shanghai :p

    Mais bon, comme il n’est pas prévu d’y retourner demain : Reviens Fabien!!

  6. Merci pour ton soutien, ma chère et tendre Mariou. Et méfie toi, c’est bientôt ton tour d’y passer !

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