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Home Sweet Home

Un jour, faudra que je parle de Paris et de mes sentiments envers cette ville.
En attendant, faut bien que j’avoue que je suis pas un grand voyageur. Bon, ok, c’est pas neuf, mais avec le temps qui passe, je suis bien forcé d’admettre que c’est viscéral. Non pas que j’aime pas voyager ; au contraire, qu’il s’agisse du train, de l’avion, de la voiture, du bateau ou du vélo, je suis pas d’un naturel inquiet ou malaisé dans les transports. Nan, mon probleme existentiel, c’est plutot le fait de sortir de mes habitudes. C’est mon probleme, je suis réglé comme une horloge. Exemple à nouveau aujourd’hui même. J’ai du aller à Paris pour le boulot (d’où ma toute premiere remarque). Départ du TGV à 6h45. 6h45, c’est l’heure à laquelle je mets le pieds gauche dans la douche. Aujourd’hui, forcément, c’était pas le cas ; j’avais environ une heure d’avance sur mon horaire. Sans être particulierement nerveux, j’ai rien pu avaler pour mon petit dej ; sans que ça me gêne plus que ça (c’est ce dernier point qui fera bondir les gens qui me connaissent). Pareil ce soir ; je viens de rentrer (apres un détour par le cinéma), et j’ai toujours pas faim. Et ça me gêne toujours pas plus. Par contre, j’ai l’estomac en vrac, les intestins noués, le foie en sur-régime et le pancréas à la traîne. Ca me gêne pas vraiment non plus, c’est juste… bizarre. Autre effet secondaire : je perds beaucoup de ma conversation. Exemple encore aujourd’hui, j’ai presque pas pipé un mot de la matinée ; à peine à midi ; et si je me suis laché en fin d’apres midi, c’est parce qu’on m’interrogeais sur un point que je connais suffisamment pour que mon cerveau prenne le pas sur tout le reste, en particulier pour qu’il fasse abstraction de tout ce qui releve de la physiologie la plus basique.
Je rapproche ça de toutes mes escapades de 2007, et ça se recoupe. Je tiens comme ça un ou deux jours ; à partir du troisieme je suis lessivé, et le quatrieme (quand je tiens jusque là), j’ai les accus à plat. Et à coté de ça, je suis réveillé à 5h00 du mat, j’ai des fourmis dans les jambes à 5h15, et je fatigue à partir de 01h00. Non seulement je chamboulais mes habitudes, mais en plus je ne dormais pas dans mon lit (ou dans un endroit que je connais par coeur, tout simplement) ; ce qui est mon principal point de repere.
Quel est l’intérêt de raconter tout ça ? Et d’une, de préparer les gens à qui j’irai rendre visite dans le futur et qui me trouveront dans un état pareil (parce que je n’arrêterai pas mes petites balades pour autant) ; et de deux pour m’excuser aupres des gens qui ont eu à me supporter dans ces conditions (Je vous aime tou(te)s tres fort).

{ 2 Commentaires }

  1. an.archi | 8 février 2008 à 6:53 | Permalien

    Et avec 7 heures de décalage horaire, tu penses que ça le ferait mieux ? :)

  2. bleu | 9 février 2008 à 2:48 | Permalien

    Absolument pas.
    Surtout que pour arriver à 7 heures de décalage horaire, faudrait que je débourse pas mal, ce qui, étant donné les travaux dans mon appart, semble hautement improbable dans les prochains temps. Mais j’y viendrai un jour, c’est sur.

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