Edition précédente – Idée générale
Le prix Irmou : Indicible tome 1, Les Dieux Noirs
Scénariste : Patrick Renault
Dessinateur : Francisco Ruizge
Éditeur : Soleil
A la base, j’étais pas trop convaincu par Indicible. Il aura fallu un peu d’insistance de la part de mon libraire préféré pour que je m’y mette. Ce qui m’a surtout convaincu, c’est le résumé qu’il m’en a fait : une expérience scientifique ratée, des événements inexpliqués, et un garçon qui est le seul à voir ce que personne ne semble capable de discerner : des monstres tentaculaires qui débarquent sur Terre.
A la lecture de ce tome, je confirme l’essentiel de ce scénario, même si c’est parfois un peu plus subtil, et que l’invasion est moins silencieuse qu’il n’y parait.
Le scénario, sans être tout à fait original, sait distiller quelques subtiles notes de nouveauté appréciables, et promet un final certainement bien rigolo, et assurément rapide puisque l’histoire est prévue en deux tomes. Le dessin, quant à lui, est loin d’être mon préféré, même si je n’ai fondamentalement rien à lui reprocher. C’est pas mon style, mais ça se laisse lire sans déplaisir.
Le prix Pop-Corn : Lords Of Chaos tome 1
Scénariste : Izu
Dessinateur : Shonen
Éditeur : Pika
Nouvelle série que j’ai découverte un peu par hasard, en traînant chez mon libraire, Lords Of Chaos m’a séduit juste parce que c’est un travail des mêmes auteurs qu’Omega Complex, que j’avais bien apprécié. C’est d’autant plus original de voir deux européens associés pour réaliser un manga, bien fait en plus.
On trouve donc ici les grands principes de l’écriture du manga, mais avec quelques touches assez particulières, comme par exemple le fait que l’action se passe en France. Pour autant, on n’est pas à l’abri des abus typiques du manga, comme par exemple les personnages féminins qui portent exclusivement des robes ultra-complexes et ultra-courtes. Scénaristiquement, mis à part quelques défauts linguistiques dont je suis probablement le seul à me soucier, l’histoire se tient, même si elle reste globalement assez classique : deux jeunes éduqués dès leur plus jeune age pour combattre un ordre maléfique qui utilise d’anciennes magies oubliées et invoquent des monstres à leurs secours dans un style qui n’est pas sans rappeler Final Fantasy.
Le prix 1337 : Bad Ass tome 1 : Dead End
Scénariste : Herik Hanna
Dessinateur : Bruno Bessadi
Éditeur : Delcourt
Ca faisait longtemps que j’avais pas autant rigolé en lisant un comics US. Sauf que ce n’est pas un comics US, mais français. Chapeau ! A bien y réfléchir, je ne crois pas avoir déjà ri comme ça en lisant un comics tout court, parce que les autres comics poilant que j’ai lu jusqu’à présent ont toujours gardé une part de sérieux,
même bien caché sous trois tonnes de cynisme. Ici par contre, s’il y a du sérieux, je ne l’ai pas encore trouvé.
Et donc Bad Ass, c’est pour l’instant l’histoire de Dead End, un méchant dont le seul pouvoir est d’avoir une chance non seulement insolente, mais totalement surréaliste. LE genre de chance qui lui fait éviter les coups et les balles, qui lui fait faire des ricochets de malades sans même viser, et qui lui fait deviner à peu près tout ce qu’il y à a savoir dans les circonstances où il se trouve. Enfin un méchant qui a de la classe, et les héros qu’il rencontre affichent tout le ridicule classique qu’on peut trouver à l’univers des super-héros. C’est plein de référence pour qui connaît bien ce milieu là et c’est aussi ça qui rend ce titre aussi bon.
Le prix Lynch : Aslak tome 2, Le mât du milieu
Scénariste : Hub & Fred Weytens
Dessinateur : Emmanuel Michalak
Éditeur : Delcourt
Aslak, c’était au départ une histoire de viking. Bon, une histoire un peu spéciale puisqu’il était question de deux jeunes conteurs de saga qui devaient rafraîchir leurs histoires. Jusque là, c’est facile à suivre. Mais à force de naviguer dans les eaux lointaines, ils ont fini par trouver le bord du monde de Midgard, et se sont gauffrés au pied de l’arbre monde (Yggradsil pour les gens qui n’auraient pas suivi). Et là, le scénario part en sucette.
Attention, je dis pas que le scénario n’est pas bon, mais faut s’accrocher ferme pour suivre. En temps normal j’aurai attendu la sortie des 5 à 6 tomes qui composeront cette histoire pour commencer à les lire, mais la venue du dessinateur chez mon libraire favori m’a poussé à lire les deux premiers. En parlant de ça, le dessin est bien fait, justement. J’étais loin d’être convaincu par la couverture du premier tome, mais en fait si, c’est bien, il y a juste quelques détails à passer, et on se plonge dans l’histoire sans y réfléchir.
Le prix Teaser : Cyber tome 1, la colère d’Arès
Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Zivorad Radivojevic
Éditeur : Soleil
Au delà de la couverture qui n’est pas sans rappeler le pitch de toute une génération de jeux vidéo, l’histoire de cyber semble sommes toutes classique. Un enfant surdoué, éduqué par l’état, qui va en faire une véritable machine de guerre inarretable, jusqu’au jour où, ladite machine de guerre va se rendre compte que la cause de l’état n’est pas toujours la bonne, et va donc décider de se rebeller.
Oui, c’est pas très original présenté comme ça, mais le peu qui est présenté dans ce premier tome est quand même bien fichu, bien amené, et agréable à lire. Le soucis est quelque part quand même bien énoncé : le scénario est pour l’instant un peu avare en détails intéressants, les détails qui justement vont faire sortir cette histoire du grand classique. Du potentiel, il y en a, mais est ce qu’il sera bien exploité… on lira ça dans le tome 2.
Le prix Teaser : World War X tome 1, Hélius
Scénariste : Jerry Frissen
Dessinateur : Peter Snejbjerg
Éditeur : Le Lombard
Au registre des couvertures qui en disent long sur le contenu de la BD, World War X se classe assez bien. Des créatures étranges dont on ne sait pas vraiment si elles sont extra-terrestres ou juste des êtres anciens réveillés par erreur, et qui visiblement ne veulent pas du bien à l’humanité.
L’humanité d’ailleurs qui a l’air d’en prendre plein les dents, mais qui n’a pas l’air de vouloir se laisser faire. Et en première ligne, un mec un peu bizarre mais qui a l’air de savoir de quoi il est question et qui se sent capable d’en découdre avec cette menace.
Alors oui, c’est un peu simpliste vu comme ça, mais l’idée générale reste là. Il y a aussi d’étranges artefacts envoyés sur la lune, et une femme un peu bizarre dont on ne sait pas encore grand chose. Mais les éléments essentiels sont posés, et ça suffit à bien définir le style de cette série, annoncée en trois tomes.
Le prix litteraire : Le Magicien d’Oz
Scénariste : Eric Shanower (et L. Frank Baum évidemment)
Dessinateur : Skottie Young
Éditeur : Panini
Un peu inhabituel dans mon classement, voici le magicien d’Oz. Oui, je ne lis pas que des trucs de gros bourrins, parfois j’aime bien aussi un peu de légèreté. Qui plus est, j’ai beaucoup aimé le Magicien d’Oz
parce que ça m’a donné des idées de cadeau de Noël pour plusieurs personnes… Effectivement, cette version est typiquement le genre de récit qu’on peut avoir envie de raconter aux enfants (si tant est qu’ils soient en âge de comprendre, mais ça viendra).
Rien de très spécial dans le scénario pour qui connaît le Magicien d’Oz, c’est que du classique. Mais c’est joliment raconté, c’est très bien dessiné (et remarquablement mis en couleur), donc c’est du bonheur pour toute la famille.
Le prix Justice : Isabellae tome 1, L’homme-nuit
Scénariste : Raule
Dessinateur : Gabor
Éditeur : Le Lombard
Un peu moins familial, Isabellae est une histoire asiatique pleine de sabre, de sang, et de découpage en tous genres. Mais ça serait simpliste que de réduire l’histoire à ces quelques éléments, qui plus est forts classiques quand des européens s’attaquent à une histoire japonaise. Ici, ce qui vient donner un peu de peps à cette histoire,
c’est que si l’histoire se passe au japon, les deux héroïnes sont métisses, mi-japonaises, mi-irlandaises. Là où c’est encore plus étrange, c’est que la fin de ce tome introduit des éléments des légendes chrétiennes, ce qui est pour le moins atypique (mais pas forcément illogique) au Japon.
Une histoire qui sort donc des classiques asiatiques et qui nous fait donc suivre les chemins de ces deux sœurs, qui ont évidemment une histoire tragique derrière elle (et probablement devant aussi), et qui vont chacune chercher à accomplir son destin, l’une de façon sanglante, l’autre… l’autre on l’a pas encore trop vue pour l’instant…

















