The Nameless Shameless n°19

Edition précédenteIdée générale

Indicible1Le prix Irmou : Indicible tome 1, Les Dieux Noirs
Scénariste : Patrick Renault
Dessinateur : Francisco Ruizge
Éditeur : Soleil

A la base, j’étais pas trop convaincu par Indicible. Il aura fallu un peu d’insistance de la part de mon libraire préféré pour que je m’y mette. Ce qui m’a surtout convaincu, c’est le résumé qu’il m’en a fait : une expérience scientifique ratée, des événements inexpliqués, et un garçon qui est le seul à voir ce que personne ne semble capable de discerner : des monstres tentaculaires qui débarquent sur Terre.Indicible T1.indd A la lecture de ce tome, je confirme l’essentiel de ce scénario, même si c’est parfois un peu plus subtil, et que l’invasion est moins silencieuse qu’il n’y parait.

Le scénario, sans être tout à fait original, sait distiller quelques subtiles notes de nouveauté appréciables, et promet un final certainement bien rigolo, et assurément rapide puisque l’histoire est prévue en deux tomes. Le dessin, quant à lui, est loin d’être mon préféré, même si je n’ai fondamentalement rien à lui reprocher. C’est pas mon style, mais ça se laisse lire sans déplaisir.

Chaos1Le prix Pop-Corn : Lords Of Chaos tome 1
Scénariste : Izu
Dessinateur : Shonen
Éditeur : Pika

Nouvelle série que j’ai découverte un peu par hasard, en traînant chez mon libraire, Lords Of Chaos m’a séduit juste parce que c’est un travail des mêmes auteurs qu’Omega Complex, que j’avais bien apprécié. C’est d’autant plus original de voir deux européens associés pour réaliser un manga, bien fait en plus.Chaos2

On trouve donc ici les grands principes de l’écriture du manga, mais avec quelques touches assez particulières, comme par exemple le fait que l’action se passe en France. Pour autant, on n’est pas à l’abri des abus typiques du manga, comme par exemple les personnages féminins qui portent exclusivement des robes ultra-complexes et ultra-courtes. Scénaristiquement, mis à part quelques défauts linguistiques dont je suis probablement le seul à me soucier, l’histoire se tient, même si elle reste globalement assez classique : deux jeunes éduqués dès leur plus jeune age pour combattre un ordre maléfique qui utilise d’anciennes magies oubliées et invoquent des monstres à leurs secours dans un style qui n’est pas sans rappeler Final Fantasy.

Badass1Le prix 1337 : Bad Ass tome 1 : Dead End
Scénariste : Herik Hanna
Dessinateur : Bruno Bessadi
Éditeur : Delcourt

Ca faisait longtemps que j’avais pas autant rigolé en lisant un comics US. Sauf que ce n’est pas un comics US, mais français. Chapeau ! A bien y réfléchir, je ne crois pas avoir déjà ri comme ça en lisant un comics tout court, parce que les autres comics poilant que j’ai lu jusqu’à présent ont toujours gardé une part de sérieux, Badass2même bien caché sous trois tonnes de cynisme. Ici par contre, s’il y a du sérieux, je ne l’ai pas encore trouvé.

Et donc Bad Ass, c’est pour l’instant l’histoire de Dead End, un méchant dont le seul pouvoir est d’avoir une chance non seulement insolente, mais totalement surréaliste. LE genre de chance qui lui fait éviter les coups et les balles, qui lui fait faire des ricochets de malades sans même viser, et qui lui fait deviner à peu près tout ce qu’il y à a savoir dans les circonstances où il se trouve. Enfin un méchant qui a de la classe, et les héros qu’il rencontre affichent tout le ridicule classique qu’on peut trouver à l’univers des super-héros. C’est plein de référence pour qui connaît bien ce milieu là et c’est aussi ça qui rend ce titre aussi bon.

Aslak1Le prix Lynch : Aslak tome 2, Le mât du milieu
Scénariste : Hub & Fred Weytens
Dessinateur : Emmanuel Michalak
Éditeur : Delcourt

Aslak, c’était au départ une histoire de viking. Bon, une histoire un peu spéciale puisqu’il était question de deux jeunes conteurs de saga qui devaient rafraîchir leurs histoires. Jusque là, c’est facile à suivre. Mais à force de naviguer dans les eaux lointaines, ils ont fini par trouver le bord du monde de Midgard, et se sont gauffrés au pied de l’arbre monde (Yggradsil pour les gens qui n’auraient pas suivi). Et là, le scénario part en sucette.Aslak2

Attention, je dis pas que le scénario n’est pas bon, mais faut s’accrocher ferme pour suivre. En temps normal j’aurai attendu la sortie des 5 à 6 tomes qui composeront cette histoire pour commencer à les lire, mais la venue du dessinateur chez mon libraire favori m’a poussé à lire les deux premiers. En parlant de ça, le dessin est bien fait, justement. J’étais loin d’être convaincu par la couverture du premier tome, mais en fait si, c’est bien, il y a juste quelques détails à passer, et on se plonge dans l’histoire sans y réfléchir.

Cyber1Le prix Teaser : Cyber tome 1, la colère d’Arès
Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Zivorad Radivojevic
Éditeur : Soleil

Au delà de la couverture qui n’est pas sans rappeler le pitch de toute une génération de jeux vidéo, l’histoire de cyber semble sommes toutes classique. Un enfant surdoué, éduqué par l’état, qui va en faire une véritable machine de guerre inarretable, jusqu’au jour où, ladite machine de guerre va se rendre compte que la cause de l’état n’est pas toujours la bonne, et va donc décider de se rebeller.Cyber.indd

Oui, c’est pas très original présenté comme ça, mais le peu qui est présenté dans ce premier tome est quand même bien fichu, bien amené, et agréable à lire. Le soucis est quelque part quand même bien énoncé : le scénario est pour l’instant un peu avare en détails intéressants, les détails qui justement vont faire sortir cette histoire du grand classique. Du potentiel, il y en a, mais est ce qu’il sera bien exploité… on lira ça dans le tome 2.

War1Le prix Teaser : World War X tome 1, Hélius
Scénariste : Jerry Frissen
Dessinateur : Peter Snejbjerg
Éditeur : Le Lombard

Au registre des couvertures qui en disent long sur le contenu de la BD, World War X se classe assez bien. Des créatures étranges dont on ne sait pas vraiment si elles sont extra-terrestres ou juste des êtres anciens réveillés par erreur, et qui visiblement ne veulent pas du bien à l’humanité. War2L’humanité d’ailleurs qui a l’air d’en prendre plein les dents, mais qui n’a pas l’air de vouloir se laisser faire. Et en première ligne, un mec un peu bizarre mais qui a l’air de savoir de quoi il est question et qui se sent capable d’en découdre avec cette menace.

Alors oui, c’est un peu simpliste vu comme ça, mais l’idée générale reste là. Il y a aussi d’étranges artefacts envoyés sur la lune, et une femme un peu bizarre dont on ne sait pas encore grand chose. Mais les éléments essentiels sont posés, et ça suffit à bien définir le style de cette série, annoncée en trois tomes.

Oz1Le prix litteraire : Le Magicien d’Oz
Scénariste : Eric Shanower (et L. Frank Baum évidemment)
Dessinateur : Skottie Young
Éditeur : Panini

Un peu inhabituel dans mon classement, voici le magicien d’Oz. Oui, je ne lis pas que des trucs de gros bourrins, parfois j’aime bien aussi un peu de légèreté. Qui plus est, j’ai beaucoup aimé le Magicien d’Oz Oz2parce que ça m’a donné des idées de cadeau de Noël pour plusieurs personnes… Effectivement, cette version est typiquement le genre de récit qu’on peut avoir envie de raconter aux enfants (si tant est qu’ils soient en âge de comprendre, mais ça viendra).

Rien de très spécial dans le scénario pour qui connaît le Magicien d’Oz, c’est que du classique. Mais c’est joliment raconté, c’est très bien dessiné (et remarquablement mis en couleur), donc c’est du bonheur pour toute la famille.

Isabellae1Le prix Justice : Isabellae tome 1, L’homme-nuit
Scénariste : Raule
Dessinateur : Gabor
Éditeur : Le Lombard

Un peu moins familial, Isabellae est une histoire asiatique pleine de sabre, de sang, et de découpage en tous genres. Mais ça serait simpliste que de réduire l’histoire à ces quelques éléments, qui plus est forts classiques quand des européens s’attaquent à une histoire japonaise. Ici, ce qui vient donner un peu de peps à cette histoire,Isabellae2 c’est que si l’histoire se passe au japon, les deux héroïnes sont métisses, mi-japonaises, mi-irlandaises. Là où c’est encore plus étrange, c’est que la fin de ce tome introduit des éléments des légendes chrétiennes, ce qui est pour le moins atypique (mais pas forcément illogique) au Japon.

Une histoire qui sort donc des classiques asiatiques et qui nous fait donc suivre les chemins de ces deux sœurs, qui ont évidemment une histoire tragique derrière elle (et probablement devant aussi), et qui vont chacune chercher à accomplir son destin, l’une de façon sanglante, l’autre… l’autre on l’a pas encore trop vue pour l’instant…

J’assume plutôt bien

N’y allons pas par quatre chemins, aujourd’hui, je me suis pris une porte blindée en pleine gueule. Enfin non, soyons francs, et n’essayons pas de noyer le poisson, je me suis mis une porte blindée en pleine gueule. J’ai fait ça tout seul comme un grand, j’ai personne à accuser. En toute honnêteté, j’ai été (une fois n’est pas coutume) très con, et j’ai tourné la tête en même temps que j’ouvrais la porte, j’ai mal évalué les distances, et BOUM ! Au bureau en plus.

Evidemment, à partir du moment où j’avais fait ça, j’avais plus que trois solutions :

  • Aller me cacher (genre à l’hôpital) jusqu’à ce que mes blessures disparaissent.
  • Inventer un gros mensonge impliquant probablement un gorille sauvage, trois rondins de bois, cent grammes de fromage râpé, et un météore de la taille d’un terrain de football.
  • Dire la vérité et accepter que tout le monde se foute de ma gueule, moi y compris.

L’hôpital m’a toujours gravement emmerdé et je n’avais pas cent grammes de fromage râpé, donc j’ai opté pour la troisième option, et j’ai pas trop mal assumé le ridicule de ma situation. A vrai dire, mes collègues trouvaient que je rigolais plus après m’être fait défoncer la gueule qu’avant. Et eux ne rigolaient pas au début, mais c’est peut être parce que je saignais pas mal (oui, j’ai pris la porte comme il faut, sur la tranche, et en plein front). Heureusement, une compresse et un pansement leur ont redonné le sourire, je suis passé pas loin du « si t’es pas sage tu prends la porte » tout l’après midi.

Tout ça m’a rappelé la fois où pour rigoler j’avais sorti une crasse à un collègue, et qu’il m’avait menacé de me sortir aussi des vacheries à la première occasion. Je l’avais encouragé à le faire d’ailleurs, en disant que je rigolerai probablement autant que lui. C’est à priori prouvé maintenant.

Et pour les gens qui ont le cœur fragile, je vais bien, j’ai pas mal (bon, je sens que j’ai pris un truc sur le coin de la gueule, mais je souffre pas), le saignement s’est arrêté, j’ai pas eu besoin d’intervention chirurgicale (c’est pas comme s’il y avait un cerveau à sauver), et j’aurai probablement une belle grosse cicatrice sur le front. Vous pouvez donc maintenant vous moquer de moi.

Parce que google n’en parle pas beaucoup…

J’ai décidé ce midi de mettre à jour ma version de XBMC. Comme ça, à la va vite, juste avant le repas de midi. J’ai pas peur, les upgrades se passent en général bien. Alors je précise, j’utilise en fait XBMCbuntu qui est une Ubuntu avec la surcouche XBMC intégrée ; et donc je n’ai mis à jour qu’XBMC, pas toute la couche Ubuntu. Techniquement, la manipulation s’est résumée à une commande update et une commande upgrade, puis relancer XBMC. Et là, oui, j’ai trouvé la nouvelle version qui a démarré sans problème. J’ai voulu lancer un film, et là, le drame, pas de son !
Bon, c’est pas grave, j’ai l’habitude de bricoler, même si là, en fait, à cet instant précis, j’avais prévu de manger. Mon estomac attendra. A tout hasard, je lance un morceau de musique pour voir si j’ai un peu plus de son, mais pas mieux. Je consulte le wiki d’XBMC qui me confirme que oui, la nouvelle version a parfois des problèmes avec le son. Bon, qu’à cela ne tienne, ils publient le workaround, je le mets en place, je reboot, je relance un morceau de musique et… pas mieux. Gnnnnn !
Soit, je regarde ce que google peut me sortir avec les bons mots-clés. Oui mais voilà, c’est quoi les bons mots-clés ? xbmc+frodo+sound ? Bof, pas terrible, ça parle surtout de la beta. Si j’enlève frodo (le nom de la dernière release), j’ai des problèmes qui datent de 2009. si je replace sound par audio+issues, pas beaucoup mieux. J’ai fait quelques autres recherches, sans plus de succès.
Qu’à cela ne tiennent, je vais trouver tout seul. On y croit ! En fait, j’ai surtout eu un instant de lucidité. Je suis allé voir dans le paramétrage audio d’XBMC. Effectivement, pour une raison que j’ignore, il m’avait basculé la sortie audio en Numérique plutôt qu’en HDMI. Je corrige, je retente… pas mieux. Je tente avec toutes les sorties audio, tous les périphériques de sortie, et tous les passthrough vers le périphérique de sortie, rien n’y fait. Et c’est là que j’ai eu un éclair de génie. Je reviens vers les films, j’en choisis un bien précis, je le lance et… miracle, du son ! Oui mais c’est que le début du problème, ça. Je tente une musique bien précise, et là aussi j’ai du son. Problème résolu ? Absolument pas.
J’ai dit que j’avais choisi des titres bien précis. En particulier, un film avec du son HD (format AC3) et une musique en son HD (format FLAC). En fait, j’ai réussi à identifier que le problème venait du format MP3 qui ne passait pas.
Retour sur google, pour voir ce que donnerait une requête avec xbmc+frodo+mp3. Bof, pas mieux qu’avant. J’ai pas cherché plus loin, mon quota d’espoir en google était dépassé.
Mais en soit, je tenais le bon bout ! Allez, plus qu’un effort et je suis sur que je vais trouver la bonne piste. Pour une fois, mon pouvoir de suggestion a marché, puisque j’avais sous les yeux le paramétrage audio, et là ça allumé toutes les alarmes entre mes deux neurones. J’ai désactivé les trois options de compatibilité LPCM Multicanal, TrueHD et DTS-HD, et voilà, j’avais de nouveau du son !
Donc si des gens atterrissent ici en se demandant pourquoi la dernière version d’XBMC a tué leur son, sachez que la mise à jour active plein de choses sans vraiment se demander si votre périphérique est compatible. Commencez par tout désactivez, et réactivez au fur et à mesure pour voir si c’est réellement compatible !

Némo bis

Dans la lignée de mes constatations d’hier et d’un article que je lisais hier aussi disant qu’il était physiquement impossible pour un être humain d’être multi-tâches, je me disais ce soir, à vélo, que beaucoup de monde me voit très doué et/ou intelligent (si si, je vous assure, des gens pensent ça), là où moi je ne vois que du basique. Par contre, je me disais que oui, une chose que j’avais pour (et contre) moi, c’est que je peux à priori passer du coq à l’âne (et revenir au coq) en une demi seconde sans jamais perdre ma continuité.Le pour c’est que je peux effectivement gérer énormément d’informations sur des sujets différents sans vraiment trop m’y perdre. Le contre, c’est que quiconque a une conversation un tant soit peu sérieuse avec moi est forcé d’admettre que le sujet de fin de discussion et à des parsecs du sujet de début de discussion (et qu’en général, je n’ai répondu à aucun de ces deux sujets, ni à aucun des cinq mille autres qu’on a abordé entre les deux).

Et donc je me suis dit que j’allais recommencer l’expérience de compter 10 par 10 le nombre de coups de pédale entre deux ponts, puisque je n’en était plus très loin. Genre à une minute à tout casser à vélo. C’était oublier que mon temps d’attention ne dépasse toujours pas les dix secondes. Je m’en suis donc souvenu alors que j’avais déjà parcouru la moitié du trajet entre les deux ponts. J’ai voulu retenter au pont suivant (puisque j’ai trois ponts qui s’enchaînent à une distance à peu près équivalente), et là j’ai fait mieux, puisque je m’en suis souvenu au bout d’un quart du chemin seulement.

Y’a du progrès à faire.

Némo

J’ai pas de cerveau, c’est pas nouveau. Mais je crois que j’ai atteint un nouveau record ce soir. Rewind…

A vélo le long du canal, on se fait quand même parfois chier. Donc il m’est venu l’idée (totalement inutile donc indispensable) de compter combien de coups de pédale j’avais besoin entre deux ponts. C’est pas la première fois que je fais ça, mais j’aime bien avoir plusieurs mesures pour avoir une moyenne (je sais que je me perds parfois dans mes chiffres). C’est aussi parce que je me perds dans mes chiffres que j’ai pour habitude de compter de dix en dix, c’est à dire que je compte pas de 1 à 160, qui est approximativement le nombre que j’atteins, mais de 1 à 10, et j’incrémente juste le résultat général quand j’arrive à dix. Jusque là, rien de bien complexe (1, 2, 3, …, 8, 9, 10, 1, 2, … 8, 9, 20, 1, 2, …, 8, 9, 30, …).

Et pourtant. J’ai commencé mon compte au départ du premier pont. Arrivé à 15, je me suis dit qu’il y avait un problème. Bon, à 20, je recommence ; une erreur ça peut arriver… 20, 1, 2, 3, …15, 16, … merde ! Même en essayant de me concentrer, jusqu’à 100 j’ai compté de 20 en 20. Incapable de me concentrer pendant dix secondes (environ). Jusqu’à 190, j’ai réussi à m’arrêter trois fois à 10, tout le reste à 20. Arrivé à 190, j’avais surtout largement dépassé le pont qui constituait mon point d’arrivée, foutant en l’air tout mon compte…

C’est pas grave, j’essayerai de rester concentré un peu plus demain soir.

Pom pom pom…

Humeur du moment

Pour savoir combien de jours il reste avant mes congés, je compte… les pommes. Il me restait 9 pommes ce matin, donc 3 jours.

The Nameless Shameless n°18

Edition précédenteIdée générale

Norman1 Le prix Irmou : La vie de Norman 4, Histoires d’effrayance
Scénariste : Stan Silas
Dessinateur : Stan Silas
Éditeur : Makaka

Après un troisième tome un peu moyen, revoilà de façon inattendue (c’était supposé s’arrêter au tome trois d’après mon libraire) Norman, Norman2le plus jeune serial killer de l’histoire. Et donc en guise d’histoire, on a ici l’éveil de Norman aux joies du meurtre. Et comme d’habitude, c’est mignon comme tout.

On a donc l’occasion de voir d’où vient son tonton zombie, on a un début d’explication sur la créature qui vole à coté de Norman, on rigole beaucoup, et en prime on a une belle histoire de Noël.  Bon, évidemment, une histoire pleine de morts et de sang. Mais une histoire de Norman, ça se refuse pas. Seul point noir : ça manque quand même beaucoup de Mademoiselle Plébaire.

Witchblade1Le prix Pop-Corn : Witchblade 6, Renaissance
Scénariste : Ron Marz
Dessinateur : Collectif, mais surtout Stjepan Sejic
Éditeur : Delcourt

Le moment que j’attendais tant, le run de Stjepan Sejic au dessin de Witchblade. J’ai déjà dit beaucoup de bien (et de mal aussi) de Witchblade.Witchblade2 Mais globalement, c’est franchement classe. Ce que j’ai toujours reproché à Witchblade, c’est son penchant bien trop TnA. C’est chose corrigée avec Ron Marz et Stjepan Sejic, qui ont eu la bonne idée de rhabiller Sara Pezzini.

L’histoire n’est pas en reste, puisque la belle Sara est maintenant enceinte (et elle ne sait toujours pas comment c’est arrivé), et elle peut difficilement porter un enfant et le Witchblade en même temps. Il va donc falloir trouver une solution qui semble être de trouver un nouvel hôte. Pas que ce soit difficile dans ce genre d’univers de trouver une jolie fille avec une énorme paire de loches, cela dit…

Chroniques1Le prix 1337 : Les chroniques de la Lune Noire 15, Terra Secunda
Scénariste : François Froideval
Dessinateur : Fabrice Angleraud
Éditeur : Dargaud

Encore un tome des Chroniques de la lune noire, la série où on dirait que le scénariste joue à un jeu de rôle tellement c’est désordonné. En même temps, les Chroniques n’ont pas bâti leur Chroniques2réputation sur la subtilité, mais sur les jeux de mots faciles, sur son univers débridé et touffu, et sur sa démesure la plus totale. Rien que le titre vaut un prix 1337, parce que cette série fait partie de la légende.

Mais donc, qu’est ce qu’ils ont encore à raconter après la destruction du monde dans le tome 14 ? Bah évidemment la reconstruction d’un nouveau monde. Il est donc encore une fois question d’augmenter la puissance de Whismerhill, mais aussi (enfin) de tuer tous ses derniers ennemis des tomes précédents. Et d’en trouver de nouveaux, parce que bon, on est pas dans une série de fillettes, on n’est pas là pour rigoler.

Academy1Le prix Lynch : Morning Glory Academy Saison 2
Scénariste : Nick Spencer
Dessinateur : Joe Eisma
Éditeur : Atlantic BD

Je sais plus si j’en avais déjà parlé, mais la saison 2 de Morning Glory Academy m’a permis de découvrir… qu’il y avait une saison 1 ! Parce qu’Atlantic bD a cru bon de changer complètement son mode de parution après le premierAcademy2 tome pour le republier, avec des épisodes en plus, dans une saison 1. Que j’ai donc du acheter… pour partie une seconde fois !

Mais bon, au delà des frasques éditoriales, Morning Glory, c’est toujours l’histoire de six jeunes qui se retrouvent dans la même école, qui sont nés le même jours, et qui se rendent compte que leur école est un peu particulière. On y tue des gens, les sanctions font très mal, on y torture les parents aussi, et on y apprends des choses dont j’aurai bien voulu que mes profs me parlent (mais qu’on apprend de nos jours que dans des écoles spécialisées après de très longues études scientifiques). Et on n’y voit toujours pas clair sur là où le scénariste nous emmène…

Voleur1Le prix du potier : Le Maitre Voleur 1, J’arrête
Scénariste : Robert Kirkman & Nick Spencer
Dessinateur : Shawn Martinbrough
Éditeur : Delcourt

Vous voyez Ocean’s Eleven ? Bah c’est pareil, là. Bon, ils ne sont pas onze, mais le principe est le même, un voleur qui, pour pouvoir enfin raccrocher et payer sa dette, va monter une équipe pour faire un dernier casse, un pas facile Voleur2évidemment. Mais si c’était aussi simple, ça serait pas drôle, et il n’aurait pas sa place ici.

Notre maitre voleur va donc avoir quelques surprises en plus, va avoir l’occasion de trahir ses associés. Il va aussi avoir l’occasion de devoir éviter la vengeance des gens qu’il a laissé derrière lui. Sans compter ses commanditaires. Bref, arrêter de voler quand on est un (bon) voleur, c’est pas facile, et c’est ce qu’on apprend ici.

Stumptown1Le prix litteraire : Stumptown 1, Disparue
Scénariste : Greg Rucka
Dessinateur : Matthew Southworth
Éditeur : Delcourt

Greg Rucka est toujours un bon parti quand on cherche une histoire sympa (il suffit de lire son génial Queen & Country pour s’en convaincre). C’est donc sans Stumptown2trop d’inquiétude que j’ai pris Stumptown, même si à la base ça n’avait pas trop l’air pour moi.

Et donc, Stumptown, c’est un polar, qui raconte les déboires de Dex, jeune détective privée qui est dans une merde noire, et qui accepte une mission pour éponger ses dettes, sa mission étant de retrouver une fille qui ne veut visiblement pas l’être. Ou alors qui ne peut pas l’être, du moins pas facilement. Intrigues multiples, personnages complexes, dénouement certes un peu facile, mais dans la lignée des bons policiers, bref, que du bon, comme prévu.

Chevaliers1Le prix Continuum : La Geste des Chevaliers Dragons 15, L’ennemi
Scénariste : Ange
Dessinateur : PAtrick Boutin-Gagné
Éditeur : Soleil

Un quinzième tome pour la Geste des Chevaliers Dragons, soit autant de tomes que les Chroniques de la Lune Noire. C’est pas rien, et c’est pas évident à tenir, surtout en qualité. Mais là encore, Ange sait nous sortir un scénario assez original. Geste T15.inddFaut dire que contrairement aux Chroniques, la Geste est constituée de récits indépendants, ça permet de changer pas mal la donne à chaque épisode.

Le principe est toujours le même : seule une (ou plusieurs d’ailleurs) jeune fille vierge peut tuer un dragon, tous les autres personnes qui s’en approcheraient seraient corrompues et perverties par le veill, l’aura maléfique du dragon. Mais ici, avant justement qu’une de ces jeune fille ne puisse tuer le dragon, elle est enlevée par un roi qui veut lui faire intégrer son harem. Entre récit d’aventure et complot politique, un nouveau tome très réussi.

Rising1Le prix Justice : Rising Stars, Acte II
Scénariste : J.M. Straczynski
Dessinateur : Christian Zannier
Éditeur : Delcourt

Une histoire de super-héros comme on en voit pas souvent. Si l’acte I avait commencé de façon somme toute assez classique (encore que…), l’acte II s’empresse de résoudre les quelques énigmes qu’il restait, et d’ouvrir le vrai fond de l’histoire : une centaine de personnes ont acquis des pouvoirs à leur naissance suite à un Rising2phénomène surnaturel et inexpliqué. Ces personnes ne savent pas pourquoi elles ont ses pouvoirs, mais elles vont désormais se demander comment elles peuvent le mettre à profit, non plus pour leur propre personne, mais pour le bien de l’humanité.

C’est franchement sympa de voir enfin des super-héros qui attrapent les problèmes de nos jours par les couilles, et qui serrent fort pour les résoudre, au lieu de simplement attendre qu’un criminel commette un méfait et de lui courir après pour le mettre en prison. On apprend donc ici comment régler définitivement le conflit israëlo-palestinien, c’est pas rien. Et non, il ne s’agit pas de tuer tout le monde, ce que semble croire les participants actuels à ce conflit.

Suis-je un dangereux psychopathe ?

C’est une des questions que je me pose parfois.

C’est vrai qu’à entendre les médias (auxquels j’accorde cela dit peu de crédit), mon profil n’est pas très avantageux. Déjà, célibataire à plus de 30 balais, c’est pas un bon signe. Le fait que je ne chasse pas la gueuse n’améliore pas la vision des choses dans l’inconscient collectif (mais je suis le premier à dire que l’inconscient collectif est un sacré abruti). Je n’ai pas de voiture, et ça, pour beaucoup de gens, c’est un handicap social. Pas pour moi, certes, mais le but ici est de dépeindre mon profil vu de l’extérieur, pas de l’intérieur.

Puisqu’on parle de social, tiens… Bon, ok, je suis inscrit sur à peu près tous les réseaux sociaux existants (voir en pied de page, tous les liens y sont). Mais regardons la réalité : Je n’interagis presque pas avec Facebook (que je garde juste parce que c’est le moyen de garder contact avec quelques personnes que je joindrai difficilement autrement), je tweet une fois par mois, je n’ai plus mis de photo sur Flickr depuis des lustres, j’ajoute presque plus rien sur Delicious, je traine sur Sens Critique que de temps en temps, et le reste, le plus souvent, c’est à l’abandon. Donc ma présence sur les réseaux sociaux est quasi inexistante. Bon, j’ai un blog, mais je le mets à jour à peine deux fois par mois, et je n’y raconte plus grand chose ; sans compter que mes lecteurs doivent se compter sur les doigts d’une main, deux maxi. Soyons francs, ce blog, c’est surtout un jouet que je bidouille, comme la vieille épave que certains ont dans leur garage et rêvent de remettre sur roue un jour sans jamais le faire.

A coté de ça, qu’est ce qu’on peut dire de moi ? Je vais souvent au ciné, pour y voir essentiellement des films de merde (pardon, des blockbusters). J’aime pas les films français, ni les films qui disent clairement qu’il faut réfléchir. Je préfère les films d’action, les films d’horreur, les slasher-movies, les films fantastiques, etc… Je lis beaucoup de BD, mais dans les mêmes styles. des trucs qui font peur aux petits enfants, et parfois même aux bons pères de famille.

Et sinon ? Ah je traine pas mal sur ordinateur aussi, hein, histoire de bien faire l’associal. Je joue aux jeux vidéo. Des jeux violents assurément puisque sur Diablo 3 j’affiche plus de 380 000 morts dont presque 17 000 victimes élite. Et sinon je passe mon temps à tout détruire dans la série des jeux LEGO sur PC.

Assurément, vu de loin, tout le monde doit se dire qu’avec un fusil dans les mains, je ferai un carton sur les passants. Ca tombe mal, y’a pas beaucoup de passants dans ma rue, et la plupart d’entre eux semble compter les jours qu’il leur reste à vivre de toute façon (oui j’habite parmi les vieux). Est-ce que je suis un psychopathe, donc ? Aux yeux de la société, j’imagine que j’en tiens un bon profil. Je m’en fous, j’aime pas la société. J’aimerai dire que j’irai pas lui faire du mal, à la société, mais en même temps, je me dis des fois que j’aimerai bien que le monde s’effondre devant moi juste pour que je puisse profiter de la gueule de tous les cons que compte cette planète (et quand je lis certains articles et certains commentaires sur le net, je me dis que la liste est longue).

Mais malgré tout, je n’en ferai rien, et j’ai la meilleure des raisons pour ça. Parfois j’aimerai donc voir la fin du monde. Et puis je me souviens que j’ai des amis, et qu’eux ont des visions d’avenir… pas forcément plus optimistes que les miennes, mais assez en tout cas pour se marier, fonder une famille, ou espérer vivre vieux (pour ma part, j’espère ne pas vivre vieux parce que franchement, quand on voit ce qu’ils deviennent actuellement, nos vieux…). Et que je partage ou pas leur vision, c’est mes amis, des gens proches de moi (parfois loin géographiquement, mais proches quand même), que j’estime énormément et à qui je souhaite tout le bonheur du monde. Et pour eux et leurs générations à venir, je fais l’effort d’essayer de rendre le monde meilleur, aussi bien que je le peux, malgré le fait que ma contribution soit modeste (voir inexistante, mais bon, je fais comme je peux, hein). Et donc, malgré tout, je souhaite que ce monde s’améliore et perdure (mais pas sous sa forme actuelle ; moi je rêverai de revenir au moyen âge, la royauté et le clergé en moins).

Bref, je continue de contribuer à ce monde. Et ça porte ses fruits, puisque malgré mon profil de dangereux serial-killer, on m’a demandé hier de garder une petite fille d’à peine six mois pendant une nuit ! Moi dont certains à n’en pas douter m’imaginent assurément comme un dangereux pédophile. En fait non, je suis juste quelqu’un de simple (la définition de « simple » étant laissée à mon jugement), mais visiblement, être simple c’est mal vu de nos jours. M’en fous, j’ai de vrais amis, moi.