… sauf que je n’ai pas d’enfants, évidemment. Mais c’est tout comme. Effectivement, cette année, histoire de voir si je pouvais accepter un challenge de plus, j’ai décidé de mettre à profit mon potager pour tester mes capacités de jardineur. On croit qu’il suffit de planter la graine et d’attendre que ça pousse pour en profiter, mais non. C’est plus compliqué que ça !

Bon, pour bien faire les choses, j’ai commencé petit en plus. Cette année, en vrac, j’ai planté des petits pois (j’approche de la cinquantaine de pieds), des haricots (là c’est encore à l’étude pour savoir combien de pieds vont pousser,
mais j’ai bien du y mettre une centaine de graines), des tomates (dix pieds), des fraises (treize pieds mais seuls onze semblent avoir survécu à l’hiver), des courgettes (trois pieds), et en vrac, de la rhubarbe, des radis, de l’échalote, du persil, de la ciboulette, de l’oseille, du thym, du basilic, de la menthe, et quelques pieds de mûrier et de framboisier, auxquels j’ai du adjoindre un peu de cassis.
Bah finalement, tout ça, faut s’en occuper, hein. Désherber, arroser, mettre des tuteurs (et du cordage pour les petits pois ; j’ai pas pris les plus petits, ils sont prévus pour une taille maxi de 75cm par pied), repousser les nuisibles, redresser les plants qui tombent, etc… Bah c’est bu boulot tout ça. Et plus j’y passe du temps, plus j’ai l’impression que c’est ce que ressentent les parents, quand ils s’occupent de leurs rejetons. Faut dire, je suis particulièrement empathique envers mes plantes, limite si je leur parle pas, hein.
C’est à se demander si je serai capable de leur arracher leurs fruits.
Mais j’ai pas à me plaindre, mes plantes poussent pas trop mal, les escargots et les limaces ne leur ont pas fait la fête (c’est pas faute d’avoir essayé), et les mauvaises herbes ont la vie dure. Mais ça a des conséquences, la première (et pas la moindre) étant que je suis limite obsédé par mon jardin. Un des symptômes qui me perturbe, surtout, c’est que je peux plus voir un pied de pissenlits sans avoir la furieuse envie de le déterrer et de le mettre de coté pour le moment où la benne municipale sera déposée à coté de chez moi.
C’est chiant d’ailleurs, y’a plein de pissenlit dans le gazon au bureau, c’est une catastrophe, et dès que je passe à coté, je cherche inconsciemment mes outils dans mes poches pour m’en débarrasser. Mais bon, j’arrive encore à me contenir. Un autre symptôme, c’est que j’essaye de rentrer tous les soirs avant 21h pour religieusement arroser mes plantes (et encore, 21h c’est le max, je le fais plutôt vers 19h, dès que le soleil ne tape plus).
Bref, les parents, je compatis avec vous … d’une certaine manière.


