Avis public pour les deux personnes potentiellement intéressées

Un des trucs qui faisait que je passais souvent pour un gros nerd, c’était mon utilisation intensive de Google Reader. Un truc de geek, d’un point de vue général (l’inconscient collectif n’a jamais été très doué à mon sens). Mais ceci arrive à sa fin, puisque Google Reader s’arrêtera au premier juillet prochain, laissant mes feeds sans domicile fixe.

En bon geek, j’ai étudié quelques solutions pour obtenir le même niveau de service à moindre frais. Mes exigences étaient simples : une interface web simple et pratique, et une interface android aussi simple et aussi pratique. A partir de là, j’avais deux solutions :

- Feedly, un service web qui apporte le même résultat, mais qui est fondamentalement différent dans sa présentation. C’est joli, c’est pratique, c’est pas trop compliqué. Et ça marche, même si à priori, pour l’instant, ils se reposent encore sur l’infrastructure de Google Reader et pas encore la leur (je peux me tromper, ça a pu changer récemment). Et surtout, c’est un autre service susceptible de fermer ses portes du jour au lendemain, chose qui m’a refroidi avec Google Reader.

- Tiny Tiny RSS, une interface que m’avait fait découvrir Fabien il y a des années, et que j’avais gardé coincée quelque part derrière un neurone. Evidemment, depuis peu, son développement (open-source, est-ce à préciser ?) a pris un petit coup de boost. Son installation n’est pas complexe mais nécessite d’avoir un serveur dédié, et l’application Android peut être améliorée bien qu’elle soit fondamentalement fonctionnelle et simple. L’appli elle même est extrêmement puissante mais ne dépend que de l’uptime de mon serveur personnel.

Mon choix n’est pas encore définitivement arrêté, mais j’avoue avoir un penchant pour TT-RSS, qui me permet en plus de bricoler mon serveur, chose qui me manquait un peu.

Et pour les (rares) personnes qui traînent ici et n’ont pas encore trouvé leur alternative, j’ai encore des places sur mon instance, j’ai déjà deux utilisateurs en test en plus de moi-même. Faites moi signe si vous voulez un accès pour jouer avec.

Les rêves, c’est de la merde

C’est bien connu, je dors peu. Je considère que c’est une perte de temps que de dormir (au delà du minimum syndical, qui chez moi se situe à environ 6h par nuit). Un jour, on m’a dit « mais si, dormir c’est bien parce que tu peux rêver ». J’aime pas rêver. Et je crois que ce matin, je viens de toucher du doigt le pourquoi.

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The Nameless Shameless n°21

Edition précédenteIdée générale

Alors en très rapide ce mois ci parce que je suis à la bourre et que j’ai des milliards de choses à faire (et ça va pas s’arranger)…

Locke1Locke2Le prix Irmou : Locke & Key tome 4, les clés du royaume
Scénariste : Joe Hill
Dessinateur : Gabriel Rodriguez
Éditeur : Milady

Locke & Key, j’arrête pas de le dire, c’est bien. Et c’est creepy à souhait. Et c’est bien. Lisez le.

JakeEllis1JakeEllis2Le prix Pop-Corn : Qui est Jake Ellis ?
Scénariste : Nathan Edmonson
Dessinateur : Tonči Zonjić
Éditeur : Panini

Un comics US qui se passe à Strasbourg … Un ovni ! Avec en prime une belle représentation de notre merveilleuse cathédrale et du parlement européen </chauvin>

SecretWarriors1SecretWarriors2Le prix Lynch : Secret Warriors tome 3, Renaissance
Scénariste : Jonathan Hickman
Dessinateur : Alessandro Vitti
Éditeur : Panini

Le fin des Secret Warriors, avec un titre trompeur puisqu’il y a plein de morts.

Cercle2Cercle1Le prix du potier : Le Cercle tome 1, Your True Colors
Scénariste : Andoryss
Dessinateur : Nesskain
Éditeur : Delcourt

Du comics, mais français ! C’est pas le premier, mais ça a le mérite d’être souligné.

Codeflesh1Codeflesh2Le prix Perspective : Codeflesh
Scénariste : Joe Casey
Dessinateur : Charlie Adlard
Éditeur : Delcourt

Le dessinateur de Walking Dead qui fait du super-héros… ! Cela dit, ça reste ciblé sur la psychologie des héros, et pas tant sur leur héroïsme (pas du tout d’ailleurs).

DoUsPart1DoUsPart2Le prix Continuum : Jusqu’à ce que la mort nous sépare 17
Scénariste : Hiroshi Takashige
Dessinateur : Double-S
Éditeur : Ki-Oon

Cette série là aussi j’arrête pas de dire que c’est du bon. Et ça continue. Et il y a plein de nouveaux personnages en action. Et c’est du bon !

Sarulock1Sarulock2Le prix That’s All Folks : Saru Lock 22
Scénariste : Naoki Serizawa
Dessinateur : Naoki Serizawa
Éditeur : Pika

Saru Lock, c’est toujours aussi drôle, mais c’était une bonne idée de le finir.

Canvas1Canvas2Le prix That’s All Folks : Saint Seiya, The Lost Canvas 25
Scénariste : Masami Kuramada
Dessinateur : Shiori Teshirogi
Éditeur : Kurokawa

C’est les chevaliers du zodiaque avant les chevaliers du zodiaque. Donc c’est bon. Et c’est fini.

Oui, j’avais dit que ça serait rapide ce mois ci !!!

The Nameless Shameless n°20

Edition précédenteIdée générale

blackest1Le prix Irmou : Blackest Night 1, Debout les morts
Scénariste : Geoff Johns
Dessinateur : Ivan Reis, Doug Mahnke & Gene Ha
Éditeur : Urban Comics

Un titre que j’avais suivi de près lorsqu’il était paru outre-Atlantique, enfin disponible proprement chez nous (je dis proprement parce que Panini, précédent détenteur des droits DC Comics, avait fait une vaine tentative précédemment). Il est question ici d’un crossover qui démarre dans l’univers de Green Lantern, qui, après avoir découvert qu’il n’existe pas qu’une seule couleur de lanterne, mais sept au total (Jaune, Orange, Rouge, Vert, Bleu, Violet, Indigo, ça doit vous rappeler quelque chose) dont chacun est lié à une émotion (Peur, Avarice, Rage, Volonté, Espoir, Amour, Compassion), découvre maintenant qu’il existe une huitième couleur qui n’en est pas une : le noir, qui est lié à la mort (et donc par extension pour les gens pas trop mal lunés, on apprendra rapidement qu’il existe aussi le blanc, lié à la vie). Evidemment, dit comme ça, ça a l’air vachement compliqué (et je ne nierai pas que si on ne connait pas un minimum cet univers, ça l’est).

blakest2Là où c’est rigolo, c’est que c’est l’occasion pour DC de jouer à un jeu très rigolo. Les Black Lantern étant liés à la mort, seuls les morts peuvent être recrutés. Et vu que ça fait plus de 50 ans que les héros et les vilains de DC se tape sur la gueule, des morts, il y en a, aussi bien chez les bons, que chez les méchants, que chez les autres. Bah oui, les autres, ceux qui n’ont jamais rien demandé à qui que ce soit. Par exemple les parents de Bruce Wayne, tués alors qu’il n’étaient qu’un enfant. Evidemment, c’est aussi l’occasion de faire revivre plein de méchants décédés, quelques gentils (parce que ceux là ne restent pas morts bien longtemps), et même dans un moment d’anthologie, une planète entière (détruit par l’erreur d’un Green Lantern justement). Et le meilleur est pour le second tome, où on va voir tous les héros qui un jour sont morts et revenus à la vie depuis devenir eux aussi des zombie Black Lantern…

messiah1Le prix Pop-Corn : X-Men : Le complexe du messie
Scénariste : Ed Brubaker, Peter David, Chris Yost, Craig Kyle & Mike Carey
Dessinateur : Marc Silvestri, Billy Tan, Scot Eaton, Humberto Ramos & Chris Bachalo
Éditeur : Panini

Je ne suis à la base pas un grand fan des X-Men, parce que leur continuité est un vrai bordel (la faute aux scénaristes qui cherchent de nouvelles idées à raconter…). Le complexe du messie n’y fait pas vraiment exception, puisque l’une des chutes de l’histoire (attention spoiler), c’est que le Professeur Xavier est tué (par accident, mais il prend quand même une balle en pleine tête). C’est pas la première fois qu’il meurt, mais en général il meurt dans une grande décharge de lumière et son corps est réduit en poussière, ce qui permet de faire croire qu’en fait il n’est pas mort. Le truc, c’est que pour avoir lu le dernier crossover Marvel, qui s’intitule Avengers vs X-Men (tout dans la subtilité), la chute de celui ci c’est… que le professeur Xavier meurt (une fois de plus). Damn, ce sagouin revient à la vie à chaque fois pour mourir à nouveau la seconde d’après…

messiah2Au delà du fait que les grosses maisons d’éditions ne savent pas faire mourir leurs héros, ce qui est notable ici, c’est les dessinateurs réunis, en particulier trois : Marc Silvestri, qui fait de très belles choses, mais très abusées aussi (avec lui, toutes les héroïnes font du 95D et n’ont pas froid en plein alaska alors qu’elles ne portent même pas de quoi leur couvrir les jambes) ; Humberto Ramos, dont le style est rafraichissant parce que ce qu’il fait est plus un cartoon qu’une représentation de la réalité (si on considère le dessin de Silvestri comme de la réalité…) ; et Chris Bachalo qui fait un mélange des deux précédents, avec les avantages et les inconvénients de chacun. Bon, soyons franc, c’est pas la faute de Silvestri si ses héroïnes ne sont pas habillées, c’est comme ça depuis des dizaines d’années chez les X-Men.

children1Le prix Lynch : Avengers, La croisade des enfants
Scénariste : Alan Heinberg
Dessinateur : Jim Cheung & Alan Davis
Éditeur : Panini

Déjà à la première sortie des Young Avengers, j’avais adoré lire leur histoire. Chidren’s Crusade profite des premiers éléments qui avaient été lachés, les mêle aux problèmes liés à l’histoire de House of M (la Sorcière Rouge qui avait foutu le bordel dans la réalité), pour concocter une histoire assez tordue. Pour rappel, les Young Avengers sont une équipe officieuse dont chaque membre est lié de près ou de loin à un Vengeur existant. On a la fille de l’Homme-fourmi, le neveu (de tête) du premier Captain America (pas celui qu’on connait, un autre qu’ils ont sorti du chapeau), Le fils de Captain Marvel et de la reine des Skrulls, Kang le conquérant alors qu’il était jeune et pas trop con, une copie conforme d’Oeil de faucon, mais avec des seins et moins habillée, et pour finir, le clou du spectacle, les deux fils de la sorcière rouge, dont l’un semble avoir les mêmes pouvoirs qu’elle.

children2Donc se pose la question de savoir si ce fils est capable de foutre le même bordel que sa mère, et si c’est le cas, comment le maîtriser ? Evidemment, c’est le même dilemme que dans House of M, où certains veulent simplement le tuer, d’autres préféreraient jouer les chaperons. Et pendant ce temps là, histoire de bien compliquer l’ensemble, Magneto, grand ennemi des X-Men (par moment, des fois il joue dans leur camp) et père de la Sorcière rouge, vient retrouver ses petits fils pour leur dire qu’en fait, leur mère est encore en vie (quand je vous dit que les gens ont du mal à mourir chez Marvel et DC…). Et histoire de couronner le tout proprement, la Sorcière rouge est… chez le Docteur Fatalis (le grand ennemi des 4 fantastique et méchant de premier choix de l’univers Marvel). Quand je vous dit qu’ils ont fait quelque chose de tordu…

kryptoniteLe prix Justice : Superman, Kryptonite
Scénariste : Darwyn Cooke
Dessinateur : Tim Sale
Éditeur : Urban Comics

Je suis à la base pas un gros fan de Superman. Le fait est que, ce mec est trop abusé. Il ne craint pas grand chose, il est super fort, super rapide, souffle de la glace et il a des lasers dans les yeux. Ah oui et il vole. Bref, le type qui ne craint rien. A partir de là, qu’est ce que vous pouvez lui mettre comme ennemi valable ? Pas grand chose. Le seul ennemi à sa taille qu’on a vu un jour, c’est Doomsday, un monstre extraterrestre avec un nom anglais qui a tué Superman (sans réussir pour autant à l’empêcher de revivre par la suite…). Donc bref, je trouve toujours ses histoires un peu fades. Mais évidemment, il y a la kryptonite, le caillou vert qui rend superman super faible (en fait, il y a plein de kryptonites différentes qui ont toutes des effets différents sur superman, mais il faut croire que la postérité n’a préféré retenir que celle qui faisait à peu près sérieux).

kryptonite2Il est donc question ici de Superman, et de sa première rencontre avec la kryptonite. Oui, ça remonte, c’est pour ça que le style de dessin est un peu retro. Parlons du dessin justement, puisque Tim Sale est un dessinateur extraordinaire, qui sait mieux que personne faire ressortir le meilleur des dessins d’autrefois (comprendre par là que le dessin fait old school, ce qui tombe bien vu qu’on raconte une histoire qui théoriquement a eu lieu dans les années 70 je crois). Et les gens qui ont lu sa version de Spider-Man (Bleu) ou dans une moindre mesure ses versions de Hulk (Gris) de Daredevil (Jaune) ou de Captain America (Blanc. Oui, c’est pas juste une couleur, c’est le titre des bouquins qu’il a dessiné), ne pourront pas me contredire.

chaos1Le prix Perspective : Chaos Team 1.1
Scénariste : Vincent Brugeas
Dessinateur : Ronan Toulhoat
Éditeur : Akileos

Par les auteurs de Block 109, un nouvel extra-terrestre à plus d’un titre. là où Block 109 était une uchronie sur le seconde guerre mondiale, Chaos Team est une anticipation sur une invasion extraterrestre. Ou plutôt une anticipation après une invasion extra-terrestre. Le tableau est assez simple à cerner : les extra terrestre (qu’on voit peut dans ce volume) sont arrivés sur terre, nous ont cassé la gueule, et son repartis en orbite en laissant une bonne moitié d’humains jouer dans les ruines de la civilisation. C’est à peu près tout ce qu’on saura des aliens dans ce tome, si ce n’est qu’on se laisse entendre qu’ils reviennent parfois faire des incursions et que personne ne comprend ce qu’ils veulent vraiment.

chaos2Et donc les survivants humains se sont fédérés en petits groupes, certains rassemblés autour d’une religion, d’autre autour de groupes préexistants, et d’autres probablement à voir dans les tomes suivants. Mais c’est pas ces groupes qu’on va suivre, c’est une équipe de mercenaires (la Chaos Team), qui se vend au plus offrant pour assurer différentes mission ; sécurité, assistance sur le terrain, assaut, etc… Evidemment, dans un monde en ruine, c’est plus tout à fait pareil qu’avant l’invasion des extra-terrestre, surtout quand on a besoin de renouveller certains membres de l’équipe. Bref, une vision intéressante de la guerre menée par des mercenaires, le tout dans un environnement post-apocalyptique bien décrit.

iris1Le prix Booby Trap : Assistante Executrice 1, Iris
Scénariste : David Wohl
Dessinateur : Eduardo Francisco
Éditeur : Delcourt

Encore une de ces BD qui aurait gagnée à ne pas être traduite. Le titre anglais (Executive Assistant Iris) était autrement plus amusant. Mais bon, ici, on ne vient pas pour la qualité de la traduction. Le principe d’Executive Assistant, c’est qu’une bande de gamines sont recueillies dès leur plus jeune age, puis entrainées pendant des années à toutes formes de combat, d’armes, et de tactiques militaires, pour ensuite être vendues à de riches hommes d’affaires qui veulent un garde du corps avec des seins et capable de tuer leurs concurrents au moindre coup d’oeil. L’Executive Assistant de base doit satisfaire à toutes les demandes de son maître, et ça va évidemment dans les dérive qu’on peut imaginer. C’est pas grave elles ont été entrainées pour ça aussi.

iris2Iris est donc l’une de ces assistantes qui passe sa journée en tailleur et talons aiguilles, et ses nuit en combinaison noire moulante histoire de tuer les méchants à coup de sabre tout en agitant ses attributs devant le lecteur ébahi. Sauf que, évidemment, et c’était gros comme une maison, un jour son employeur va la contrarier, et elle va se dire que son employeur aussi est un méchant, ça tombe bien, elle en execute tous les soirs. Et elle va donc partir en guerre contre son ancien maître, perdre des choses auxquelles elle tenait dans la bataille, et découvrir d’autres choses, qui ne sauraient que mener à un second tome, où on verra encore plus d’Executive Assistants à moitié à poil se battre contre des méchants qui ont des gros flingues mais visiblement pas un poil de talent.

hellboy1Le prix That’s All Folks : Hellboy 13, L’ulitme tempête
Scénariste : Mike Mignola
Dessinateur : Duncan Fegredo
Éditeur : Delcourt

Hellboy, c’est un titre dont je n’ai pas beaucoup parlé ici jusqu’à présent, non pas parce que c’était pas bien, mais parce que j’attendais la fin pour le lire en entier. C’est donc chose faite avec ce treizième tome, qui conclut les aventures d’Hellboy… avant de les recommencer dans le prochain tome à paraître (qui sera un tome 1 en plus). Non, Hellboy n’est pas mort et ne va par revivre dans ses prochaines aventures. Enfin, … (attention spoilers), si, il est bien mort. Mais il ne reviendra pas. C’est pour ça qu’en anglais (j’attends de voir la traduction calamiteuse en français), la suite s’appelle Hellboy in Hell. Oui, c’est un peu joué sur les mots, mais je trouve que ça ouvre des perspectives intéressantes, et pour la peine, ça vaut bien qu’on recommence la série au numéro 1.

hellboy2Et donc, Hellboy, qui est venu au monde destiné à le détruire en réveillant les sept qui sont un, le dragon,l’Ogdru Jahad, va enfin savoir s’il peut changer sa destinée et ne pas mener notre monde à sa perte, mais bien le sauver de tous ces monstres et de la sorcière Nimué en particulier, qui semblent avoir attendu sa venue pour mettre leur plan en marche, avec ou sans lui. Pour l’occasion, c’est la première fois qu’on voit Hellboy vraiment blessé (je ne parle pas des quelques égratignures qu’il a pris dans les tomes précédents, il n’en a jamais gardé la moindre marque), chose est est d’ailleurs bien masqué sur la couverture où on ne voit pas qu’il lui manque un œil. Et oui, donc, il meurt à la fin, mais pas le monde avec lui.

peur1Le prix That’s All Folks : B.P.R.D. 11, Le roi de la peur
Scénariste : Mike Mignola & John Arcudi
Dessinateur : Guy Davis
Éditeur : Delcourt

En parlant de la fin d’Hellboy, on ne peut que parler de la fin de B.P.R.D., le spin-off d’Hellboy, qui suit donc les traces du Bureau for Paranormal Research and Defense (je le donne en anglais historie de coller à l’acronyme), à partir du moment où Hellboy l’a quitté (le tome 6 d’Hellboy je crois). Onze tomes où on a vu défiler pas mal de figures… Toujours les grands classique comme Abraham Sapien l’homme poisson, ou Liz Shermann la pyrokinétique, en passant par Roger l’homoncule, le capitaine Daimio le jaguar-garou et Panya la momie aztèque pas vraiment morte. Et quelques humains pour bien ancrer l’histoire dans la réalité. Enfin, bon, ce qui reste de la réalité.

peur2Parce que là où Hellboy s’évertuait à suivre les trace d’une seule personne et de le voir affronter quelques monstres jusqu’à ce qu’il finisse par trouver le bon, B.P.R.D. voyait les choses en grand, avec un arc qui s’appelait (en anglais toujours) Hell on Earth. Oui, eux ont eu droit à une invasion de monstres grenouilles, à l’arrivée de gigantesque monstres tentaculaires qui ont dévasté des villes entières, à des monstres à forme plus ou moins humaine qui imaginaient régner sur terre, et d’autres qui voulaient juste apporter le maximum de monstres bizarroïdes pour la réduire en cendre. Chez eux, on a donc affaire à de grosses menaces qui n’ont rien à envier à l’Ogdru Jahad. Et eux aussi seront rebootés en même temps qu’Hellboy dans les prochains temps.

A la demande pas tout à fait générale… la wishlist !

Ca fait un moment que certaines personnes m’engueulent (mais gentiment) parce qu’elles ne savent pas quoi m’offrir. Oui, y’a des gens qui ont de drôles d’idées, comme de me faire des cadeaux. Mais j’ai appris à ne pas plus m’en offusquer. Et donc pour faciliter la vie à toutes ces personnes qui cherchent comment me faire plaisir, voici une ébauche d’idées à creuser, parce qu’une bonne surprise est une surprise que je n’aurai pas explicitement demandé ! Si je vous dis quoi m’acheter, ça perd tout son charme, donc je me contente de donner des idées.

Je dirai bien que je mettrai ça à jour en fonction de mes nouvelles idées, mais vu qu’il m’a fallu plus de trois mois pour faire la première liste, c’est limite illusoire.

Là où cette wishlist m’a fait réfléchir, c’est que presque toutes ces personnes qui veulent me faire des cadeaux sont des filles (j’ai dit « presque », te fâche pas, Drizzt !). Et j’ai pas été foutu de draguer une seule de ces filles qui semblent m’apprécier… A bien y réfléchir, c’est probablement pour ça qu’elle veulent me faire des cadeaux ! Comme quoi, tout l’intérêt de pas avoir de tête, c’est de pas avoir d’arrières-pensées non plus.

Edit : Pour les gens qui auraient envie de revenir plus tard sur la liste, pas besoin de bookmarker le lien, il est en sous menu du About en en-tête.

… complètement malaaadeuuu…

La dernière fois que j’étais chez le médecin, c’était… Bon, ok, en Août dernier. Bon, disons qu’on ne compte pas la médecine du travail, ils ne font que du préventif. Donc la dernière fois, c’était… le 25 Avril 2002, un médecin urgentiste suite à mon maintenant célèbre accident de vélo au bout d’un mois de travail. Lui, je l’ai vu une paire d’heures et c’était fini (je compte pas le kiné après, lui fait partie des spécialistes, je ne m’attarde que sur les généralistes). Avant ça, le dernier médecin que j’avais vu… ça devait remonter à mes 17 ans, pour ma prescription annuelle pour mon allergie aux pollen (j’y suis toujours allergique, mais je prends plus de médocs, donc je vais plus voir le médecin). En fait, la dernière fois que j’y suis allé pour une maladie, une vraie, ça devait remonter, si je me souviens bien de ce que me disais maman, à mes 7 ans (donc 1987 pour celles et ceux qui comptent). C’est peut être pas juste, mais ça doit certainement pas dépasser les 12 ans au pire.

Est-ce à dire que je ne suis pas tombé malade depuis cet âge là ? Non, je pense pas. A vrai dire, je pense qu’il faut maintenant me l’avouer, j’étais malade cette semaine (c’est con, c’était ma semaine de repos). Enfin je crois. Lundi j’avais le nez qui coulait (un syndrome permanent chez moi en hiver), la gorge qui piquait et une furieuse envie de tousser. Mardi, j’avais froid même quand il faisait chaud, j’avais mal à la tête, j’avais une pelote d’aiguilles au fond de la gorge, des courbatures plein le dos, et une toux à décorner une vache. Mercredi à peu près pareil, mais ça s’est un peu calmé la nuit. Jeudi, il me restait quelques courbatures, la pelote d’aiguilles, le nez qui coule, et la toux sèche. Vendredi, il me restait surtout la toux et les aiguilles, j’ai perdu deux octaves de voix, et pendant la nuit je passais du chaud estival au froid hivernal en moins d’un quart d’heure. Aujourd’hui, j’ai encore un peu de toux, le nez qui picote, la voix nasillarde, et le regard torve. J’ai bon espoir que demain ça me démange à peine derrière l’oreille droite.

Donc non, je pense que je suis tout aussi souvent malade que tout un chacun. Par contre je fais partie de ces gens à qui on a fait croire dur comme fer qu’une bonne nuit de sommeil réglait pas mal de choses. Et surtout, je pense que je fais partie de ces gens qui ont tendance à dire « oh c’est pas bien grave ». Il suffit de voir comment je réagis quand je prends une bonne grosse porte dans la gueule. Je crois que j’ai un seuil de tolérance très élevé. De la même manière que la porte ne m’a pas fait mal (enfin, mes nerfs ont certainement émis un signal pour dire « Aïe », signal qui est rapidement arrivé au cerveau. Je soupçonne juste le cerveau d’avoir fait comme d’hab, c’est à dire « Ok, next », bien reçu, on passe à autre chose. Comme je l’ai déjà dit, mon coefficient d’attention est si faible que je ne crois pas accorder trop d’importance (pas suffisamment ?) à ces infos.

Fondamentalement, j’ai rien contre les médecins, sauf qu’on est obligé de poireauter des plombes pour qu’ils vous reçoivent, qu’on finit invariablement par attendre dans une pièce qui rassemble beaucoup de gens atteints de beaucoup de maladies, et qu’à moins d’un Docteur House, j’aurai moyennement confiance en son verdict. Et de toute façon, il parait que le médecin de famille a pris sa retraite, je saurai plus chez qui aller.

Là où quelque part ça m’inquiète, c’est quand je vois mes proches, pour la plupart des gens de mon âge ou presque, qui vont régulièrement chez le médecin pour leurs mal de dos, leur hernie discale, leur tassement de vertèbres, leur taux de cholestérol, que des trucs qui ont l’air compliqués, et donc je me dis des fois que je serai presque capable de pas m’en rendre compte si j’avais ça moi aussi. Bon, il y a des trucs dont on se rend forcément compte, mais est ce que pour autant ça me forcerait à aller chez le médecin… Nan, difficilement je pense. C’est là que ça m’inquiète, parce que je vois que deux explications : soit je suis un grand malade qui s’ignore (et qui le supporte plutôt bien), soit les gens sont vraiment habitués à aller chez le médecin au moindre petit truc…

Enfin bon, ça m’inquiète, genre trente secondes, et puis je pense à autre chose (en ce moment à Hellboy dont la série principale est finie en édition française, et que je lis avidement).

The Nameless Shameless n°19

Edition précédenteIdée générale

Indicible1Le prix Irmou : Indicible tome 1, Les Dieux Noirs
Scénariste : Patrick Renault
Dessinateur : Francisco Ruizge
Éditeur : Soleil

A la base, j’étais pas trop convaincu par Indicible. Il aura fallu un peu d’insistance de la part de mon libraire préféré pour que je m’y mette. Ce qui m’a surtout convaincu, c’est le résumé qu’il m’en a fait : une expérience scientifique ratée, des événements inexpliqués, et un garçon qui est le seul à voir ce que personne ne semble capable de discerner : des monstres tentaculaires qui débarquent sur Terre.Indicible T1.indd A la lecture de ce tome, je confirme l’essentiel de ce scénario, même si c’est parfois un peu plus subtil, et que l’invasion est moins silencieuse qu’il n’y parait.

Le scénario, sans être tout à fait original, sait distiller quelques subtiles notes de nouveauté appréciables, et promet un final certainement bien rigolo, et assurément rapide puisque l’histoire est prévue en deux tomes. Le dessin, quant à lui, est loin d’être mon préféré, même si je n’ai fondamentalement rien à lui reprocher. C’est pas mon style, mais ça se laisse lire sans déplaisir.

Chaos1Le prix Pop-Corn : Lords Of Chaos tome 1
Scénariste : Izu
Dessinateur : Shonen
Éditeur : Pika

Nouvelle série que j’ai découverte un peu par hasard, en traînant chez mon libraire, Lords Of Chaos m’a séduit juste parce que c’est un travail des mêmes auteurs qu’Omega Complex, que j’avais bien apprécié. C’est d’autant plus original de voir deux européens associés pour réaliser un manga, bien fait en plus.Chaos2

On trouve donc ici les grands principes de l’écriture du manga, mais avec quelques touches assez particulières, comme par exemple le fait que l’action se passe en France. Pour autant, on n’est pas à l’abri des abus typiques du manga, comme par exemple les personnages féminins qui portent exclusivement des robes ultra-complexes et ultra-courtes. Scénaristiquement, mis à part quelques défauts linguistiques dont je suis probablement le seul à me soucier, l’histoire se tient, même si elle reste globalement assez classique : deux jeunes éduqués dès leur plus jeune age pour combattre un ordre maléfique qui utilise d’anciennes magies oubliées et invoquent des monstres à leurs secours dans un style qui n’est pas sans rappeler Final Fantasy.

Badass1Le prix 1337 : Bad Ass tome 1 : Dead End
Scénariste : Herik Hanna
Dessinateur : Bruno Bessadi
Éditeur : Delcourt

Ca faisait longtemps que j’avais pas autant rigolé en lisant un comics US. Sauf que ce n’est pas un comics US, mais français. Chapeau ! A bien y réfléchir, je ne crois pas avoir déjà ri comme ça en lisant un comics tout court, parce que les autres comics poilant que j’ai lu jusqu’à présent ont toujours gardé une part de sérieux, Badass2même bien caché sous trois tonnes de cynisme. Ici par contre, s’il y a du sérieux, je ne l’ai pas encore trouvé.

Et donc Bad Ass, c’est pour l’instant l’histoire de Dead End, un méchant dont le seul pouvoir est d’avoir une chance non seulement insolente, mais totalement surréaliste. LE genre de chance qui lui fait éviter les coups et les balles, qui lui fait faire des ricochets de malades sans même viser, et qui lui fait deviner à peu près tout ce qu’il y à a savoir dans les circonstances où il se trouve. Enfin un méchant qui a de la classe, et les héros qu’il rencontre affichent tout le ridicule classique qu’on peut trouver à l’univers des super-héros. C’est plein de référence pour qui connaît bien ce milieu là et c’est aussi ça qui rend ce titre aussi bon.

Aslak1Le prix Lynch : Aslak tome 2, Le mât du milieu
Scénariste : Hub & Fred Weytens
Dessinateur : Emmanuel Michalak
Éditeur : Delcourt

Aslak, c’était au départ une histoire de viking. Bon, une histoire un peu spéciale puisqu’il était question de deux jeunes conteurs de saga qui devaient rafraîchir leurs histoires. Jusque là, c’est facile à suivre. Mais à force de naviguer dans les eaux lointaines, ils ont fini par trouver le bord du monde de Midgard, et se sont gauffrés au pied de l’arbre monde (Yggradsil pour les gens qui n’auraient pas suivi). Et là, le scénario part en sucette.Aslak2

Attention, je dis pas que le scénario n’est pas bon, mais faut s’accrocher ferme pour suivre. En temps normal j’aurai attendu la sortie des 5 à 6 tomes qui composeront cette histoire pour commencer à les lire, mais la venue du dessinateur chez mon libraire favori m’a poussé à lire les deux premiers. En parlant de ça, le dessin est bien fait, justement. J’étais loin d’être convaincu par la couverture du premier tome, mais en fait si, c’est bien, il y a juste quelques détails à passer, et on se plonge dans l’histoire sans y réfléchir.

Cyber1Le prix Teaser : Cyber tome 1, la colère d’Arès
Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Zivorad Radivojevic
Éditeur : Soleil

Au delà de la couverture qui n’est pas sans rappeler le pitch de toute une génération de jeux vidéo, l’histoire de cyber semble sommes toutes classique. Un enfant surdoué, éduqué par l’état, qui va en faire une véritable machine de guerre inarretable, jusqu’au jour où, ladite machine de guerre va se rendre compte que la cause de l’état n’est pas toujours la bonne, et va donc décider de se rebeller.Cyber.indd

Oui, c’est pas très original présenté comme ça, mais le peu qui est présenté dans ce premier tome est quand même bien fichu, bien amené, et agréable à lire. Le soucis est quelque part quand même bien énoncé : le scénario est pour l’instant un peu avare en détails intéressants, les détails qui justement vont faire sortir cette histoire du grand classique. Du potentiel, il y en a, mais est ce qu’il sera bien exploité… on lira ça dans le tome 2.

War1Le prix Teaser : World War X tome 1, Hélius
Scénariste : Jerry Frissen
Dessinateur : Peter Snejbjerg
Éditeur : Le Lombard

Au registre des couvertures qui en disent long sur le contenu de la BD, World War X se classe assez bien. Des créatures étranges dont on ne sait pas vraiment si elles sont extra-terrestres ou juste des êtres anciens réveillés par erreur, et qui visiblement ne veulent pas du bien à l’humanité. War2L’humanité d’ailleurs qui a l’air d’en prendre plein les dents, mais qui n’a pas l’air de vouloir se laisser faire. Et en première ligne, un mec un peu bizarre mais qui a l’air de savoir de quoi il est question et qui se sent capable d’en découdre avec cette menace.

Alors oui, c’est un peu simpliste vu comme ça, mais l’idée générale reste là. Il y a aussi d’étranges artefacts envoyés sur la lune, et une femme un peu bizarre dont on ne sait pas encore grand chose. Mais les éléments essentiels sont posés, et ça suffit à bien définir le style de cette série, annoncée en trois tomes.

Oz1Le prix litteraire : Le Magicien d’Oz
Scénariste : Eric Shanower (et L. Frank Baum évidemment)
Dessinateur : Skottie Young
Éditeur : Panini

Un peu inhabituel dans mon classement, voici le magicien d’Oz. Oui, je ne lis pas que des trucs de gros bourrins, parfois j’aime bien aussi un peu de légèreté. Qui plus est, j’ai beaucoup aimé le Magicien d’Oz Oz2parce que ça m’a donné des idées de cadeau de Noël pour plusieurs personnes… Effectivement, cette version est typiquement le genre de récit qu’on peut avoir envie de raconter aux enfants (si tant est qu’ils soient en âge de comprendre, mais ça viendra).

Rien de très spécial dans le scénario pour qui connaît le Magicien d’Oz, c’est que du classique. Mais c’est joliment raconté, c’est très bien dessiné (et remarquablement mis en couleur), donc c’est du bonheur pour toute la famille.

Isabellae1Le prix Justice : Isabellae tome 1, L’homme-nuit
Scénariste : Raule
Dessinateur : Gabor
Éditeur : Le Lombard

Un peu moins familial, Isabellae est une histoire asiatique pleine de sabre, de sang, et de découpage en tous genres. Mais ça serait simpliste que de réduire l’histoire à ces quelques éléments, qui plus est forts classiques quand des européens s’attaquent à une histoire japonaise. Ici, ce qui vient donner un peu de peps à cette histoire,Isabellae2 c’est que si l’histoire se passe au japon, les deux héroïnes sont métisses, mi-japonaises, mi-irlandaises. Là où c’est encore plus étrange, c’est que la fin de ce tome introduit des éléments des légendes chrétiennes, ce qui est pour le moins atypique (mais pas forcément illogique) au Japon.

Une histoire qui sort donc des classiques asiatiques et qui nous fait donc suivre les chemins de ces deux sœurs, qui ont évidemment une histoire tragique derrière elle (et probablement devant aussi), et qui vont chacune chercher à accomplir son destin, l’une de façon sanglante, l’autre… l’autre on l’a pas encore trop vue pour l’instant…

The Nameless Shameless n°18

Edition précédenteIdée générale

Norman1 Le prix Irmou : La vie de Norman 4, Histoires d’effrayance
Scénariste : Stan Silas
Dessinateur : Stan Silas
Éditeur : Makaka

Après un troisième tome un peu moyen, revoilà de façon inattendue (c’était supposé s’arrêter au tome trois d’après mon libraire) Norman, Norman2le plus jeune serial killer de l’histoire. Et donc en guise d’histoire, on a ici l’éveil de Norman aux joies du meurtre. Et comme d’habitude, c’est mignon comme tout.

On a donc l’occasion de voir d’où vient son tonton zombie, on a un début d’explication sur la créature qui vole à coté de Norman, on rigole beaucoup, et en prime on a une belle histoire de Noël.  Bon, évidemment, une histoire pleine de morts et de sang. Mais une histoire de Norman, ça se refuse pas. Seul point noir : ça manque quand même beaucoup de Mademoiselle Plébaire.

Witchblade1Le prix Pop-Corn : Witchblade 6, Renaissance
Scénariste : Ron Marz
Dessinateur : Collectif, mais surtout Stjepan Sejic
Éditeur : Delcourt

Le moment que j’attendais tant, le run de Stjepan Sejic au dessin de Witchblade. J’ai déjà dit beaucoup de bien (et de mal aussi) de Witchblade.Witchblade2 Mais globalement, c’est franchement classe. Ce que j’ai toujours reproché à Witchblade, c’est son penchant bien trop TnA. C’est chose corrigée avec Ron Marz et Stjepan Sejic, qui ont eu la bonne idée de rhabiller Sara Pezzini.

L’histoire n’est pas en reste, puisque la belle Sara est maintenant enceinte (et elle ne sait toujours pas comment c’est arrivé), et elle peut difficilement porter un enfant et le Witchblade en même temps. Il va donc falloir trouver une solution qui semble être de trouver un nouvel hôte. Pas que ce soit difficile dans ce genre d’univers de trouver une jolie fille avec une énorme paire de loches, cela dit…

Chroniques1Le prix 1337 : Les chroniques de la Lune Noire 15, Terra Secunda
Scénariste : François Froideval
Dessinateur : Fabrice Angleraud
Éditeur : Dargaud

Encore un tome des Chroniques de la lune noire, la série où on dirait que le scénariste joue à un jeu de rôle tellement c’est désordonné. En même temps, les Chroniques n’ont pas bâti leur Chroniques2réputation sur la subtilité, mais sur les jeux de mots faciles, sur son univers débridé et touffu, et sur sa démesure la plus totale. Rien que le titre vaut un prix 1337, parce que cette série fait partie de la légende.

Mais donc, qu’est ce qu’ils ont encore à raconter après la destruction du monde dans le tome 14 ? Bah évidemment la reconstruction d’un nouveau monde. Il est donc encore une fois question d’augmenter la puissance de Whismerhill, mais aussi (enfin) de tuer tous ses derniers ennemis des tomes précédents. Et d’en trouver de nouveaux, parce que bon, on est pas dans une série de fillettes, on n’est pas là pour rigoler.

Academy1Le prix Lynch : Morning Glory Academy Saison 2
Scénariste : Nick Spencer
Dessinateur : Joe Eisma
Éditeur : Atlantic BD

Je sais plus si j’en avais déjà parlé, mais la saison 2 de Morning Glory Academy m’a permis de découvrir… qu’il y avait une saison 1 ! Parce qu’Atlantic bD a cru bon de changer complètement son mode de parution après le premierAcademy2 tome pour le republier, avec des épisodes en plus, dans une saison 1. Que j’ai donc du acheter… pour partie une seconde fois !

Mais bon, au delà des frasques éditoriales, Morning Glory, c’est toujours l’histoire de six jeunes qui se retrouvent dans la même école, qui sont nés le même jours, et qui se rendent compte que leur école est un peu particulière. On y tue des gens, les sanctions font très mal, on y torture les parents aussi, et on y apprends des choses dont j’aurai bien voulu que mes profs me parlent (mais qu’on apprend de nos jours que dans des écoles spécialisées après de très longues études scientifiques). Et on n’y voit toujours pas clair sur là où le scénariste nous emmène…

Voleur1Le prix du potier : Le Maitre Voleur 1, J’arrête
Scénariste : Robert Kirkman & Nick Spencer
Dessinateur : Shawn Martinbrough
Éditeur : Delcourt

Vous voyez Ocean’s Eleven ? Bah c’est pareil, là. Bon, ils ne sont pas onze, mais le principe est le même, un voleur qui, pour pouvoir enfin raccrocher et payer sa dette, va monter une équipe pour faire un dernier casse, un pas facile Voleur2évidemment. Mais si c’était aussi simple, ça serait pas drôle, et il n’aurait pas sa place ici.

Notre maitre voleur va donc avoir quelques surprises en plus, va avoir l’occasion de trahir ses associés. Il va aussi avoir l’occasion de devoir éviter la vengeance des gens qu’il a laissé derrière lui. Sans compter ses commanditaires. Bref, arrêter de voler quand on est un (bon) voleur, c’est pas facile, et c’est ce qu’on apprend ici.

Stumptown1Le prix litteraire : Stumptown 1, Disparue
Scénariste : Greg Rucka
Dessinateur : Matthew Southworth
Éditeur : Delcourt

Greg Rucka est toujours un bon parti quand on cherche une histoire sympa (il suffit de lire son génial Queen & Country pour s’en convaincre). C’est donc sans Stumptown2trop d’inquiétude que j’ai pris Stumptown, même si à la base ça n’avait pas trop l’air pour moi.

Et donc, Stumptown, c’est un polar, qui raconte les déboires de Dex, jeune détective privée qui est dans une merde noire, et qui accepte une mission pour éponger ses dettes, sa mission étant de retrouver une fille qui ne veut visiblement pas l’être. Ou alors qui ne peut pas l’être, du moins pas facilement. Intrigues multiples, personnages complexes, dénouement certes un peu facile, mais dans la lignée des bons policiers, bref, que du bon, comme prévu.

Chevaliers1Le prix Continuum : La Geste des Chevaliers Dragons 15, L’ennemi
Scénariste : Ange
Dessinateur : PAtrick Boutin-Gagné
Éditeur : Soleil

Un quinzième tome pour la Geste des Chevaliers Dragons, soit autant de tomes que les Chroniques de la Lune Noire. C’est pas rien, et c’est pas évident à tenir, surtout en qualité. Mais là encore, Ange sait nous sortir un scénario assez original. Geste T15.inddFaut dire que contrairement aux Chroniques, la Geste est constituée de récits indépendants, ça permet de changer pas mal la donne à chaque épisode.

Le principe est toujours le même : seule une (ou plusieurs d’ailleurs) jeune fille vierge peut tuer un dragon, tous les autres personnes qui s’en approcheraient seraient corrompues et perverties par le veill, l’aura maléfique du dragon. Mais ici, avant justement qu’une de ces jeune fille ne puisse tuer le dragon, elle est enlevée par un roi qui veut lui faire intégrer son harem. Entre récit d’aventure et complot politique, un nouveau tome très réussi.

Rising1Le prix Justice : Rising Stars, Acte II
Scénariste : J.M. Straczynski
Dessinateur : Christian Zannier
Éditeur : Delcourt

Une histoire de super-héros comme on en voit pas souvent. Si l’acte I avait commencé de façon somme toute assez classique (encore que…), l’acte II s’empresse de résoudre les quelques énigmes qu’il restait, et d’ouvrir le vrai fond de l’histoire : une centaine de personnes ont acquis des pouvoirs à leur naissance suite à un Rising2phénomène surnaturel et inexpliqué. Ces personnes ne savent pas pourquoi elles ont ses pouvoirs, mais elles vont désormais se demander comment elles peuvent le mettre à profit, non plus pour leur propre personne, mais pour le bien de l’humanité.

C’est franchement sympa de voir enfin des super-héros qui attrapent les problèmes de nos jours par les couilles, et qui serrent fort pour les résoudre, au lieu de simplement attendre qu’un criminel commette un méfait et de lui courir après pour le mettre en prison. On apprend donc ici comment régler définitivement le conflit israëlo-palestinien, c’est pas rien. Et non, il ne s’agit pas de tuer tout le monde, ce que semble croire les participants actuels à ce conflit.

Suis-je un dangereux psychopathe ?

C’est une des questions que je me pose parfois.

C’est vrai qu’à entendre les médias (auxquels j’accorde cela dit peu de crédit), mon profil n’est pas très avantageux. Déjà, célibataire à plus de 30 balais, c’est pas un bon signe. Le fait que je ne chasse pas la gueuse n’améliore pas la vision des choses dans l’inconscient collectif (mais je suis le premier à dire que l’inconscient collectif est un sacré abruti). Je n’ai pas de voiture, et ça, pour beaucoup de gens, c’est un handicap social. Pas pour moi, certes, mais le but ici est de dépeindre mon profil vu de l’extérieur, pas de l’intérieur.

Puisqu’on parle de social, tiens… Bon, ok, je suis inscrit sur à peu près tous les réseaux sociaux existants (voir en pied de page, tous les liens y sont). Mais regardons la réalité : Je n’interagis presque pas avec Facebook (que je garde juste parce que c’est le moyen de garder contact avec quelques personnes que je joindrai difficilement autrement), je tweet une fois par mois, je n’ai plus mis de photo sur Flickr depuis des lustres, j’ajoute presque plus rien sur Delicious, je traine sur Sens Critique que de temps en temps, et le reste, le plus souvent, c’est à l’abandon. Donc ma présence sur les réseaux sociaux est quasi inexistante. Bon, j’ai un blog, mais je le mets à jour à peine deux fois par mois, et je n’y raconte plus grand chose ; sans compter que mes lecteurs doivent se compter sur les doigts d’une main, deux maxi. Soyons francs, ce blog, c’est surtout un jouet que je bidouille, comme la vieille épave que certains ont dans leur garage et rêvent de remettre sur roue un jour sans jamais le faire.

A coté de ça, qu’est ce qu’on peut dire de moi ? Je vais souvent au ciné, pour y voir essentiellement des films de merde (pardon, des blockbusters). J’aime pas les films français, ni les films qui disent clairement qu’il faut réfléchir. Je préfère les films d’action, les films d’horreur, les slasher-movies, les films fantastiques, etc… Je lis beaucoup de BD, mais dans les mêmes styles. des trucs qui font peur aux petits enfants, et parfois même aux bons pères de famille.

Et sinon ? Ah je traine pas mal sur ordinateur aussi, hein, histoire de bien faire l’associal. Je joue aux jeux vidéo. Des jeux violents assurément puisque sur Diablo 3 j’affiche plus de 380 000 morts dont presque 17 000 victimes élite. Et sinon je passe mon temps à tout détruire dans la série des jeux LEGO sur PC.

Assurément, vu de loin, tout le monde doit se dire qu’avec un fusil dans les mains, je ferai un carton sur les passants. Ca tombe mal, y’a pas beaucoup de passants dans ma rue, et la plupart d’entre eux semble compter les jours qu’il leur reste à vivre de toute façon (oui j’habite parmi les vieux). Est-ce que je suis un psychopathe, donc ? Aux yeux de la société, j’imagine que j’en tiens un bon profil. Je m’en fous, j’aime pas la société. J’aimerai dire que j’irai pas lui faire du mal, à la société, mais en même temps, je me dis des fois que j’aimerai bien que le monde s’effondre devant moi juste pour que je puisse profiter de la gueule de tous les cons que compte cette planète (et quand je lis certains articles et certains commentaires sur le net, je me dis que la liste est longue).

Mais malgré tout, je n’en ferai rien, et j’ai la meilleure des raisons pour ça. Parfois j’aimerai donc voir la fin du monde. Et puis je me souviens que j’ai des amis, et qu’eux ont des visions d’avenir… pas forcément plus optimistes que les miennes, mais assez en tout cas pour se marier, fonder une famille, ou espérer vivre vieux (pour ma part, j’espère ne pas vivre vieux parce que franchement, quand on voit ce qu’ils deviennent actuellement, nos vieux…). Et que je partage ou pas leur vision, c’est mes amis, des gens proches de moi (parfois loin géographiquement, mais proches quand même), que j’estime énormément et à qui je souhaite tout le bonheur du monde. Et pour eux et leurs générations à venir, je fais l’effort d’essayer de rendre le monde meilleur, aussi bien que je le peux, malgré le fait que ma contribution soit modeste (voir inexistante, mais bon, je fais comme je peux, hein). Et donc, malgré tout, je souhaite que ce monde s’améliore et perdure (mais pas sous sa forme actuelle ; moi je rêverai de revenir au moyen âge, la royauté et le clergé en moins).

Bref, je continue de contribuer à ce monde. Et ça porte ses fruits, puisque malgré mon profil de dangereux serial-killer, on m’a demandé hier de garder une petite fille d’à peine six mois pendant une nuit ! Moi dont certains à n’en pas douter m’imaginent assurément comme un dangereux pédophile. En fait non, je suis juste quelqu’un de simple (la définition de « simple » étant laissée à mon jugement), mais visiblement, être simple c’est mal vu de nos jours. M’en fous, j’ai de vrais amis, moi.

Fais pas tomber !

Un de mes *nombreux* troubles obsessionnels compulsifs est lié aux enfants, j’ai remarqué il n’y a pas longtemps. C’est d’autant plus évident qu’en 2012, j’ai au moins six couples d’amis qui ont eu des enfants. Le truc, c’est que je n’arrive plus à faire grand chose d’autre que de simplement regarder béatement les petiots (et les petiotes). Au mieux je leur gratouille le menton. Mais plus rien à voir avec mon neveux par exemple, avec qui je faisais les 400 coups alors qu’il avait pas trois mois.

Mais alors, qu’est ce qu’il s’est passé depuis ? Bah j’ai tendance à croire que c’est parce que j’ai eu plusieurs fois affaire à des mères-poules ultra-protectrices, pour lesquelles le simple fait qu’on touche leur enfant (ou plus particulièrement que ce soit moi qui les touche) déclenche un réflexe d’auto-défense assez marqué. Et même si je me laisse pas facilement influencer en général, j’avoue que pour le coup, mes réflexes d’auto-défense à moi font que je n’y touche plus.

Pourtant, j’aime bien ça, les enfants, tant que c’est ceux des autres. Moi je supporterai pas d’en avoir un à la maison qui réclame mon attention. Mais les personnes qui ont osé me coller leur bébé dans les bras ont pu constater que je n’avais pas forcément perdu mes réflexes de tonton, et que j’aimais bien faire des gouzi-gouzi avec les enfants. Mais sans un peu d’acharnement, faut pas vraiment s’attendre à ce que je demande moi-même à m’occuper de ces chers bambins.