Malentendu

Depuis qu’Android a implémenté le mode swipe sur son clavier par défaut, je l’utilise à outrance. Cela dit, tout pratique qu’il soit, je dois admettre que je ne lui fais que partiellement confiance, au moins à cause des erreurs d’interprétation qu’il peut me glisser dans mes textes. Il aime bien me proposer « pourras » à la place de « pas », ou en ce moment « mari » à la place de « mai ». Mais maintenant, j’ai vu de quoi il est potentiellement capable, et j’ai peur…

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Le choix par défaut qu’il me propose est le bon ici, mais on est pas passé loin de la catastrophe. Mes excuses par avance aux gens qui subirons dans le futur (à n’en pas douter) les affres de l’interprétation tendancieuse d’Android.

… complètement malaaadeuuu…

La dernière fois que j’étais chez le médecin, c’était… Bon, ok, en Août dernier. Bon, disons qu’on ne compte pas la médecine du travail, ils ne font que du préventif. Donc la dernière fois, c’était… le 25 Avril 2002, un médecin urgentiste suite à mon maintenant célèbre accident de vélo au bout d’un mois de travail. Lui, je l’ai vu une paire d’heures et c’était fini (je compte pas le kiné après, lui fait partie des spécialistes, je ne m’attarde que sur les généralistes). Avant ça, le dernier médecin que j’avais vu… ça devait remonter à mes 17 ans, pour ma prescription annuelle pour mon allergie aux pollen (j’y suis toujours allergique, mais je prends plus de médocs, donc je vais plus voir le médecin). En fait, la dernière fois que j’y suis allé pour une maladie, une vraie, ça devait remonter, si je me souviens bien de ce que me disais maman, à mes 7 ans (donc 1987 pour celles et ceux qui comptent). C’est peut être pas juste, mais ça doit certainement pas dépasser les 12 ans au pire.

Est-ce à dire que je ne suis pas tombé malade depuis cet âge là ? Non, je pense pas. A vrai dire, je pense qu’il faut maintenant me l’avouer, j’étais malade cette semaine (c’est con, c’était ma semaine de repos). Enfin je crois. Lundi j’avais le nez qui coulait (un syndrome permanent chez moi en hiver), la gorge qui piquait et une furieuse envie de tousser. Mardi, j’avais froid même quand il faisait chaud, j’avais mal à la tête, j’avais une pelote d’aiguilles au fond de la gorge, des courbatures plein le dos, et une toux à décorner une vache. Mercredi à peu près pareil, mais ça s’est un peu calmé la nuit. Jeudi, il me restait quelques courbatures, la pelote d’aiguilles, le nez qui coule, et la toux sèche. Vendredi, il me restait surtout la toux et les aiguilles, j’ai perdu deux octaves de voix, et pendant la nuit je passais du chaud estival au froid hivernal en moins d’un quart d’heure. Aujourd’hui, j’ai encore un peu de toux, le nez qui picote, la voix nasillarde, et le regard torve. J’ai bon espoir que demain ça me démange à peine derrière l’oreille droite.

Donc non, je pense que je suis tout aussi souvent malade que tout un chacun. Par contre je fais partie de ces gens à qui on a fait croire dur comme fer qu’une bonne nuit de sommeil réglait pas mal de choses. Et surtout, je pense que je fais partie de ces gens qui ont tendance à dire « oh c’est pas bien grave ». Il suffit de voir comment je réagis quand je prends une bonne grosse porte dans la gueule. Je crois que j’ai un seuil de tolérance très élevé. De la même manière que la porte ne m’a pas fait mal (enfin, mes nerfs ont certainement émis un signal pour dire « Aïe », signal qui est rapidement arrivé au cerveau. Je soupçonne juste le cerveau d’avoir fait comme d’hab, c’est à dire « Ok, next », bien reçu, on passe à autre chose. Comme je l’ai déjà dit, mon coefficient d’attention est si faible que je ne crois pas accorder trop d’importance (pas suffisamment ?) à ces infos.

Fondamentalement, j’ai rien contre les médecins, sauf qu’on est obligé de poireauter des plombes pour qu’ils vous reçoivent, qu’on finit invariablement par attendre dans une pièce qui rassemble beaucoup de gens atteints de beaucoup de maladies, et qu’à moins d’un Docteur House, j’aurai moyennement confiance en son verdict. Et de toute façon, il parait que le médecin de famille a pris sa retraite, je saurai plus chez qui aller.

Là où quelque part ça m’inquiète, c’est quand je vois mes proches, pour la plupart des gens de mon âge ou presque, qui vont régulièrement chez le médecin pour leurs mal de dos, leur hernie discale, leur tassement de vertèbres, leur taux de cholestérol, que des trucs qui ont l’air compliqués, et donc je me dis des fois que je serai presque capable de pas m’en rendre compte si j’avais ça moi aussi. Bon, il y a des trucs dont on se rend forcément compte, mais est ce que pour autant ça me forcerait à aller chez le médecin… Nan, difficilement je pense. C’est là que ça m’inquiète, parce que je vois que deux explications : soit je suis un grand malade qui s’ignore (et qui le supporte plutôt bien), soit les gens sont vraiment habitués à aller chez le médecin au moindre petit truc…

Enfin bon, ça m’inquiète, genre trente secondes, et puis je pense à autre chose (en ce moment à Hellboy dont la série principale est finie en édition française, et que je lis avidement).

J’assume plutôt bien

N’y allons pas par quatre chemins, aujourd’hui, je me suis pris une porte blindée en pleine gueule. Enfin non, soyons francs, et n’essayons pas de noyer le poisson, je me suis mis une porte blindée en pleine gueule. J’ai fait ça tout seul comme un grand, j’ai personne à accuser. En toute honnêteté, j’ai été (une fois n’est pas coutume) très con, et j’ai tourné la tête en même temps que j’ouvrais la porte, j’ai mal évalué les distances, et BOUM ! Au bureau en plus.

Evidemment, à partir du moment où j’avais fait ça, j’avais plus que trois solutions :

  • Aller me cacher (genre à l’hôpital) jusqu’à ce que mes blessures disparaissent.
  • Inventer un gros mensonge impliquant probablement un gorille sauvage, trois rondins de bois, cent grammes de fromage râpé, et un météore de la taille d’un terrain de football.
  • Dire la vérité et accepter que tout le monde se foute de ma gueule, moi y compris.

L’hôpital m’a toujours gravement emmerdé et je n’avais pas cent grammes de fromage râpé, donc j’ai opté pour la troisième option, et j’ai pas trop mal assumé le ridicule de ma situation. A vrai dire, mes collègues trouvaient que je rigolais plus après m’être fait défoncer la gueule qu’avant. Et eux ne rigolaient pas au début, mais c’est peut être parce que je saignais pas mal (oui, j’ai pris la porte comme il faut, sur la tranche, et en plein front). Heureusement, une compresse et un pansement leur ont redonné le sourire, je suis passé pas loin du « si t’es pas sage tu prends la porte » tout l’après midi.

Tout ça m’a rappelé la fois où pour rigoler j’avais sorti une crasse à un collègue, et qu’il m’avait menacé de me sortir aussi des vacheries à la première occasion. Je l’avais encouragé à le faire d’ailleurs, en disant que je rigolerai probablement autant que lui. C’est à priori prouvé maintenant.

Et pour les gens qui ont le cœur fragile, je vais bien, j’ai pas mal (bon, je sens que j’ai pris un truc sur le coin de la gueule, mais je souffre pas), le saignement s’est arrêté, j’ai pas eu besoin d’intervention chirurgicale (c’est pas comme s’il y avait un cerveau à sauver), et j’aurai probablement une belle grosse cicatrice sur le front. Vous pouvez donc maintenant vous moquer de moi.

Parce que google n’en parle pas beaucoup…

J’ai décidé ce midi de mettre à jour ma version de XBMC. Comme ça, à la va vite, juste avant le repas de midi. J’ai pas peur, les upgrades se passent en général bien. Alors je précise, j’utilise en fait XBMCbuntu qui est une Ubuntu avec la surcouche XBMC intégrée ; et donc je n’ai mis à jour qu’XBMC, pas toute la couche Ubuntu. Techniquement, la manipulation s’est résumée à une commande update et une commande upgrade, puis relancer XBMC. Et là, oui, j’ai trouvé la nouvelle version qui a démarré sans problème. J’ai voulu lancer un film, et là, le drame, pas de son !
Bon, c’est pas grave, j’ai l’habitude de bricoler, même si là, en fait, à cet instant précis, j’avais prévu de manger. Mon estomac attendra. A tout hasard, je lance un morceau de musique pour voir si j’ai un peu plus de son, mais pas mieux. Je consulte le wiki d’XBMC qui me confirme que oui, la nouvelle version a parfois des problèmes avec le son. Bon, qu’à cela ne tienne, ils publient le workaround, je le mets en place, je reboot, je relance un morceau de musique et… pas mieux. Gnnnnn !
Soit, je regarde ce que google peut me sortir avec les bons mots-clés. Oui mais voilà, c’est quoi les bons mots-clés ? xbmc+frodo+sound ? Bof, pas terrible, ça parle surtout de la beta. Si j’enlève frodo (le nom de la dernière release), j’ai des problèmes qui datent de 2009. si je replace sound par audio+issues, pas beaucoup mieux. J’ai fait quelques autres recherches, sans plus de succès.
Qu’à cela ne tiennent, je vais trouver tout seul. On y croit ! En fait, j’ai surtout eu un instant de lucidité. Je suis allé voir dans le paramétrage audio d’XBMC. Effectivement, pour une raison que j’ignore, il m’avait basculé la sortie audio en Numérique plutôt qu’en HDMI. Je corrige, je retente… pas mieux. Je tente avec toutes les sorties audio, tous les périphériques de sortie, et tous les passthrough vers le périphérique de sortie, rien n’y fait. Et c’est là que j’ai eu un éclair de génie. Je reviens vers les films, j’en choisis un bien précis, je le lance et… miracle, du son ! Oui mais c’est que le début du problème, ça. Je tente une musique bien précise, et là aussi j’ai du son. Problème résolu ? Absolument pas.
J’ai dit que j’avais choisi des titres bien précis. En particulier, un film avec du son HD (format AC3) et une musique en son HD (format FLAC). En fait, j’ai réussi à identifier que le problème venait du format MP3 qui ne passait pas.
Retour sur google, pour voir ce que donnerait une requête avec xbmc+frodo+mp3. Bof, pas mieux qu’avant. J’ai pas cherché plus loin, mon quota d’espoir en google était dépassé.
Mais en soit, je tenais le bon bout ! Allez, plus qu’un effort et je suis sur que je vais trouver la bonne piste. Pour une fois, mon pouvoir de suggestion a marché, puisque j’avais sous les yeux le paramétrage audio, et là ça allumé toutes les alarmes entre mes deux neurones. J’ai désactivé les trois options de compatibilité LPCM Multicanal, TrueHD et DTS-HD, et voilà, j’avais de nouveau du son !
Donc si des gens atterrissent ici en se demandant pourquoi la dernière version d’XBMC a tué leur son, sachez que la mise à jour active plein de choses sans vraiment se demander si votre périphérique est compatible. Commencez par tout désactivez, et réactivez au fur et à mesure pour voir si c’est réellement compatible !

NaNoWriMo 2012

J’ai donc fini jeudi soir mon NaNoWriMo 2012. Après 22 jours, soit 12 de plus que ce que je visais, mais j’étais sur que j’étais trop ambitieux (ce que je ne considère pas comme un mal pour autant). Et enfin, je respire un peu. Après trois jours, j’ai retouché terre, ce qui tombe bien puisque je suis en congés pour la semaine. Je vais pouvoir me remettre à Diablo 3 !

Pour ce qui est du NaNoWriMo, comme d’hab, ça a été assez simple en terme d’écriture vu que j’avais bien préparé mon sujet. La motivation, ça a été un peu plus compliqué, mais le résultat est là. D’ailleurs faut que je le mette en ligne. Que les potentiels lecteurs et lectrices ne s’affolent pas, c’est toujours autant de la merde que précédemment. Mais c’est la mienne, de merde ! Et des fois qu’il reste des gens motivés, c’est une histoire en lien direct avec la toute première que j’avais faite (il y a deux ans), mais avec un style un peu plus lisible (enfin j’espère).

Maintenant, l’objectif (en dehors du fait de me reposer et de faire disparaître les cernes monstrueuses que je me cogne), ça devrait être de préparer les deux histoires (celle du premier NaNo et celle de cette année), pour pouvoir rassembler l’ensemble, et peut-être envisager une publication (électronique, je suis pas assez fou pour tenter le papier).

Cela dit, étrangement, plus j’écris, et plus je me dis que cette histoire rendrait mieux en BD qu’en roman… Mon niveau en dessin étant proche du « nul à chier », je vais en rester à l’écrit pour l’instant, mais j’aimerai bien un jour avoir le temps de scripter ça pour voir si ça tient la route.

En attendant, j’ai presque motivé deux autres personnes à tenter le NaNoWriMo l’année prochaine, dont mon papa, ça pourrait être drôle.

L’art de rédiger un mail

En passant

Une habitude de mes abuseurs préférés, c’est de réutiliser des vieux mails pour communiquer à tout le monde (plus facile de faire un reply all que de sélectionner les bons noms dans le carnet d’adresse). Ca mène parfois à des situations cocasses, lorsqu’on traîne un historique décalé. Ou quand on a un objet à la con…

Depuis hier soir je reçois des mails tentant d’organiser ce week-end. Ca donne ça :
Pour la légende, c’est la menace qui a été faite à l’un d’entre nous après une très mauvaise partie de Starcraft II.

Héritage

L’autre jour, mon neveu m’a dit que je ressemblais à son grand-père. Si j’aimais pas autant ce petit enfoiré, je l’aurai plié en quatre et rangé dans une toute petite boite au fond d’un placard. Pour autant que j’adore mon papa (et c’est bien le cas, même si je le vois presque jamais), je ne lui ressemble pas. Il me manque au moins 6 mois de barbe, et il lui manque au moins quelques touffes de cheveux pour qu’on ait un air de ressemblance.

Maintenant, je dois bien le concéder, je me rends compte que j’ai chopé l’une des caratéristiques que je deteste le plus chez mon cher papa. J’arrive plus à finir ce que j’ai commencé. Cela dit, je pense que je tiens l’explication : Papa et moi souffrons tous deux de graves troubles de la concentration. Et j’irai même plus loin en disant que je n’arrive à me concentrer que quand il m’est impossible de me concentrer (oui, je sais, paradoxe). Explication par l’exemple : au boulot, j’ai énormement de mal à me concentrer sur ce que je fais, de par la nature même de mon activité. Par contre, je suis jamais aussi efficace que quand j’ai huit coups de fil à la seconde, avec 42 mails urgents en attente, mon chef qui râle, mes collègues partis au café, un PC qui râme, 50 fênetres ouvertes (voir « PC qui râme ») réparties sur 4 écrans, et le ventre vide. C’est dans ces conditions que j’aime le plus mon boulot, parce que pour une fois ça serait justifié que je m’en plaigne.

Les joies de la vie en communauté

Pour faire court parce que ça me fatigue : réunion des copropriétaires – que des vieux (relativement parlant) – beaucoup de blabla – peu de vraies décisions – 4 heures d’engueulades. Ceux qui me connaissent savent que j’ai pris sur moi pour ne pas me mettre à hurler et gifler…