Un de fait…

Depuis ce matin, je suis donc heureux propriétaire d’une maison. Et aussi stressé propriétaire d’une maison (la même). Et aussi pénibilisé propriétaire d’une appartement.

Donc, tout un avenir de changements, de travaux, de jardinage, de réorganisation et de prise de tête se déroule devant moi. Bon, dans un premier temps, c’est surtout le déménagement qui se présente devant moi, et ça, ça me tue. J’aime pourtant bien ce qui est l’organisation, hein, mais là, je stresse, parce que c’est pas juste moi que je dois organiser, mais toutes les personnes qui participent plus ou moins volontairement à mon déménagement. Pas que ce soit particulièrement compliqué à organiser, mais je suis un perfectionniste, hein ; c’est comme organiser une fête à la maison, faut que les gens en repartent avec une bonne appréciation.

Parce que bon, fondamentalement, je déborde pas de meubles. Je déborde pas de fringues non plus, ni de vaisselle, ou d’outils informatiques. Non mais je déborde de bouquins. Et le papier, c’est lourd. Très lourd. Ils le savent, qu’ils vont souffrir, mes amis. D’où la nécessité de leur donner tort, et leur facilitant la tâche. Déjà, prévoir les repas qui satisfassent tout le monde, des moyens aisés de trimbaler une cinquantaine de cartons de BD, un minimum de trajets, et le minimum de choses à se coltiner dans les escaliers. Enfin, ça c’est qu’un début, hein, ma réflexion va très loin, par exemple jusqu’à chercher qui peut prendre qui en voiture pour éviter un embouteillage devant chez moi.

Bref, tout ça pour dire, c’est compliqué, je me prends la tête, je râle, je geins, et pourtant c’est la classe. Enfin, ça sera surtout la classe quand j’aurai vendu mon appartement. En attendant, c’est surtout la pauvreté.