J’ai pas eu le temps de manger ce midi (le drame). Du coup, mes collègues m’ont ramené de quoi tenir cet après-midi : du pain et du fromage (du munster et d’autres trucs qui fleurent bon le cadavre avarié). Faut croire qu’ils craignaient plus mon estomac qui gargouille et mon humeur aléatoire que mon haleine de poney.
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Rhubarbe
En passant
Tout à l’heure, je cherchais sur le web un article sur la façon de conserver la rhubarbe (j’en ai des kilos dans le jardin). Le premier article que j’ai trouvé m’a balancé une popup me demandant comment s’était passée ma grossesse. Je sais pas comment je dois le prendre…
Régime
Ce que j’aime, chez mes abuseurs favoris, c’est les concepts qu’ils se forcent à inventer. Le dernier en date, dont je suis vaguement en train de me remettre (on en reparlera après une bonne nuit de sommeil), était relativement simple : chacun se voit attribué une région et doit apporter un plat et/ou (plus « et » que « ou ») une boisson dans la grande tradition de la région en question. L’idée en soi est … lumineuse. Si seulement on était pas tous aussi cons… on aurait peut être pensé à ne pas ramener chacun de quoi nourrir (et saouler) un escadron de bidasses en perm après 6 mois de quille. Autant dire que je suis pas très frais, et que j’ai emmagasiné de quoi tenir la semaine. Entre la soupe à l’échalote normande (j’ai zappé l’andouillette, et visiblement j’ai eu raison), la salade basque, la salade vigneronne (si chère à mon Alsace natale), les escargots de bourgogne, la quiche lorraine, le fromage corse, la tarte tatin (dont je suis pas très fier, mais ça m’apprendra à prendre les premières pommes venues), les crêpes bretonnes … bref, il y avait l’équivalent d’une cochonnaille (pour celles et ceux qui l’ignorent, le principe de la cochonnaille est à proprement parler une belle cochonnerie, puisqu’il s’agit de bouffer un cochon entier réparti sur 7 plats et interdit de se lever tant qu’on a pas fini son assiette). A cela, il faut rajouter les vins et tord-boyaux locaux qu’on a pu trouver. J’ai un souvenir clair d’un schnapps de papy, d’une mirabelle lorraine, d’une poire d’une région qui m’échappe, et pour finir d’un fruit rouge qui me rappelle vaguement une framboise, mais étrangement, je suis pas très sur de mon coup.
Le plus étrange reste que j’ai réussi à retrouver le chemin de mon appart, mais je soupçonne mon vélo de connaitre le chemin mieux que moi. Et je ne m’étonne même pas que mon ordi sente la quiche au maroilles (oui, j’ai emmené mon ordi, sinon on aurait jamais pu faire notre repas au son des accordéons alsaciens, des cornemuses bretonnes, des chants corses, et de l’hymne des fêtes de Bayonne…).
C’est après une soirée comme ça que je décomplexe totalement de toujours pas être entré dans l’âge adulte. Et de faire parfois des fautes de grammaire alors que je suis capable de rédiger un tel pavé avec 3 grammes dans chaque doigt.
Déchéance (bis repetita)
Il y a plein de façon d’occuper un week-end de trois jours. Pour ma part, j’ai profité de ces trois jours pour faire 5 barbecues, perdre plusieurs heures (néanmoins intéressantes) sur Soulcalibur IV, et je dois avouer que le thé que je suis en train de boire doit être la première boisson non-alcoolisée depuis Jeudi midi…
En même temps, voyons le bon coté des choses : je ne mangerai probablement plus la moindre saucisse de tout l’été, mon estomac ne le supporterai plus…
Souvenirs
Comme le sujet de ma famille semble à la mode en ce moment (du moins avec certaines personnes), j’en suis venu à me demander, au sujet de ma grand-mère (qui, pour mémoire, me considère comme mort puisque je ne l’appelle pas assez souvent (comprendre : jamais) et qui doit être en train de chercher un moyen de me déshériter puisqu’elle n’a toujours pas compris que je me moque royalement de son argent), si j’avais un souvenir agréable lié d’une manière ou d’une autre à elle. J’ai cherché longtemps, sans rien trouver.
Et puis je me suis souvenu du goûter auquel on avait droit le samedi après midi… Une tranche de pain beurrée avec une pointe de sel, et (de tête) 4 carreaux de chocolat. Allez savoir pourquoi, j’ai pas gardé un amour fou du chocolat, par contre, je me décompose intégralement devant un bout de pain et un peu de beurre demi-sel.
A boy’s gotta do what a boy’s gotta do !
J’en veux pour preuve que nous n’avons toujours pas grandi (« nous » = « moi et la belle bande de bras cassés strasbourgeois chers à mon coeur ») ce week-end. L’un des rares week-end où chacun s’arrange pour se libérer 48h, sans conjointes, sans devoir ou obligation à remplir, sans rien qui le dévie du but ultime de ces 48h. En l’occurrence, jouer. De façon tout à fait stéréotypique d’ailleurs. J’ai donc vu débarquer vendredi soir 4 ou 5 (je sais déjà plus) boulets accompagnés de leur ordinateur favori en vue d’une mini-LAN dont on a le secret (et deux comparses de plus le lendemain). Au programme : pleins de jeux vidéo (dont seulement 2 auront finalement eu nos faveurs, d’une part par question de goût, d’autre part par question de compatibilité avec Windows Vista), deux tonnes de junk food (de quoi foutre en l’air trois semaines de régime d’après certains, de quoi boucher 3 artères d’après d’autres), 25 litres de bière (on est alsaciens, après tout), et une concentration de testostérone qui aurait fait fuir tous mes voisins si les murs n’étaient pas aussi épais.
Tout cela explique néanmoins pourquoi on ne fait ça qu’une ou deux fois dans l’année. D’une part, vu le régime évoqué ci-dessus (pas forcément sain), le temps moyen de sommeil (plutôt court et interrompu par les ronflements du voisin), et la condition physique nécessaire (rester assis des heures face à un écran), c’est pas ce qu’il y a de mieux pour la santé. D’autre part, laissez mariner dans un appartement six jeunes garçons pendant 48h par une température allant de 20 à 35°C suivant l’heure de la journée avec tous les éléments mentionnés précédemment, et vous obtiendrez une montagne de déchets, deux bonnes heures de ménage, et une forte odeur de chacal.
Mais qu’est ce que c’est amusant…
L’esprit de Noël
Comprenons nous bien, ce n’est pas parce que je ne voulais rien pour Noël (et d’une certaine façon, mon appel a été entendu) que je ne respecte pas l’esprit de Noël. Encore faut-il savoir ce qu’on entend par « l’esprit de Noël ». Pour ma part, ça m’évoque deux chose. D’une part le tome 4 du Goon (mais il faut l’avoir lu pour comprendre l’allusion), et une pâtisserie de Noël typiquement alsacienne (et typiquement méconnue), en l’occurrence le Christstollen et plus particulierement le Marzipan Christstollen. Pour autant que ma culture alsacienne le permette, je crois que la traduction littérale de « Christstollen » est « Les langes du Christ ». « Marzipan », c’est le Massepain. J’aime bien le terme de langes, parce que ça décrit de façon bien imagée le gâteau : une bande de massepain prise à l’intérieur d’un morceau de pâte au raisins repliée sur elle-même justement à la façon d’une lange. C’est assez difficile à décrire, en fait, mais je repense systématiquement à ma grand-mere qui appelle ça de « l’étouffe-chrétien », façon là aussi imagée de dire qu’avec une part tu as fait ton repas pour les trois prochaines semaines. Et donc j’entame ma quatrieme part de la soirée.
Oh Pariiis !
Vite, parce que j’ai peu de temps devant moi : Paris c’est bien ! J’ai pu confirmer ma vieille réponse à la question « où est ce que tu préferes passer tes vacances ? » (indice pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi : « peu importe du moment que c’est avec les bonnes personnes »). J’ai un peu visité Paris, j’ai surtout parlé, vite et fort comme d’habitude, fait des bêtises et une tarte tatin (que j’ai raté, mais il parait qu’elle était quand même bonne), j’ai du passer plus d’une fois pour un idiot, je crois avoir dit une ou deux fois un truc tres profond, mais je me souvient plus de quoi il s’agit, et j’ai aussi failli m’engueuler avec mes hotes parce qu’ils voulaient tout me payer et que je le voyais pas de la même façon. Bref, je me suis bien amusé, et j’apprécie mes hotes encore plus que je ne les appréciait déjà avant (même si je reste persuadé qu’ils ont eu un soupir de soulagement en me voyant partir, mais spa grave, je vous aime quand même).
Ceci étant dit, j’ai une tonne de BD qui est arrivée en mon absence, une autre (tonne) que j’ai acheté hier soir, et mon prochain week end prolongé à préparer. Donc j’abrege.
Voila l’été
Aujourd’hui, les quelques strasbourgeois qui l’ignoraient encore ont compris ce que j’avais derriere la tête quand j’expliquais que, plus jeune, pour les activités sportives, je faisais systématiquement partie de ceux que personne ne souhaite avoir dans son équipe, et donc ceux que symptomatiquement, on choisit en dernier lors de la composition des équipes. Déjà, je suis épais comme un knacki Herta, ça met pas en confiance. Mais surtout, je suis une véritable quiche dans tous les sports qui requierent une dextérité d’un niveau dépassant le décapsulage des bieres. Je suis bon pour les sports qui ne nécessitent pas la moindre coordination membres-cerveau ; genre le cyclisme où il faut juste être aveuglément endurant. J’ai donc une nouvelle fois fait forte impression dans ma séance de volley aquatique. Mes partenaires ont vite compris que leur seul salut pouvait venir de ma noyade.
On a related news, je douille depuis presque 4 heures, à cause de mon épaule droite qui a visiblement du mal à supporter tous les efforts que j’ai fait pour ne pas plonger mon équipe dans la honte la plus totale. On me signale que ça pourrait être une tendinite. Pour ma part, je considere ça comme une bête mais lancinante douleur musculaire. D’un autre coté, la derniere fois que je me suis plaint d’une douleur musculaire, l’urgentiste en fonction à ce moment n’a pas eu besoin de 5mn pour me diagnostiquer une fracture du coude. Mais une voiture m’était passée dessus à l’époque ; ce n’est pas le cas aujourd’hui, donc j’ai bon espoir que mon cas ne soit pas trop grave cette fois ci.
Et donc je souffre en silence (si ce n’est le bruit du clavier).
Martigues
Ca a été reconnu d’utilité publique, je suis donc en congés pour encore une petite douzaine de jours. Cela dit, la semaine derniere, cherchant comment occuper mon temps libre, il se trouve que je me suis fait inviter dans le Sud par mon collegue et néanmoins ami Drizzt. 3 jours à Martigues, ça ne se refuse pas, sauf quand on est con comme ses pieds. Ce qui aurait été mon cas si je ne m’étais pas enfin foutu une paire de claques et si je n’avais pas enfin accepté qu’on pouvait parfaitement prendre une décision sur un coup de tête et ne pas avoir mal à la tête pour autant. Et donc pour la premiere fois, et je l’espere pas la derniere, de ma carriere d’abruti notoire, j’ai accepté cette invitation et organisé tout ça dans le court laps de temps qui me restait.
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