C’est bien connu, je dors peu. Je considère que c’est une perte de temps que de dormir (au delà du minimum syndical, qui chez moi se situe à environ 6h par nuit). Un jour, on m’a dit « mais si, dormir c’est bien parce que tu peux rêver ». J’aime pas rêver. Et je crois que ce matin, je viens de toucher du doigt le pourquoi.
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Suis-je un dangereux psychopathe ?
C’est une des questions que je me pose parfois.
C’est vrai qu’à entendre les médias (auxquels j’accorde cela dit peu de crédit), mon profil n’est pas très avantageux. Déjà, célibataire à plus de 30 balais, c’est pas un bon signe. Le fait que je ne chasse pas la gueuse n’améliore pas la vision des choses dans l’inconscient collectif (mais je suis le premier à dire que l’inconscient collectif est un sacré abruti). Je n’ai pas de voiture, et ça, pour beaucoup de gens, c’est un handicap social. Pas pour moi, certes, mais le but ici est de dépeindre mon profil vu de l’extérieur, pas de l’intérieur.
Puisqu’on parle de social, tiens… Bon, ok, je suis inscrit sur à peu près tous les réseaux sociaux existants (voir en pied de page, tous les liens y sont). Mais regardons la réalité : Je n’interagis presque pas avec Facebook (que je garde juste parce que c’est le moyen de garder contact avec quelques personnes que je joindrai difficilement autrement), je tweet une fois par mois, je n’ai plus mis de photo sur Flickr depuis des lustres, j’ajoute presque plus rien sur Delicious, je traine sur Sens Critique que de temps en temps, et le reste, le plus souvent, c’est à l’abandon. Donc ma présence sur les réseaux sociaux est quasi inexistante. Bon, j’ai un blog, mais je le mets à jour à peine deux fois par mois, et je n’y raconte plus grand chose ; sans compter que mes lecteurs doivent se compter sur les doigts d’une main, deux maxi. Soyons francs, ce blog, c’est surtout un jouet que je bidouille, comme la vieille épave que certains ont dans leur garage et rêvent de remettre sur roue un jour sans jamais le faire.
A coté de ça, qu’est ce qu’on peut dire de moi ? Je vais souvent au ciné, pour y voir essentiellement des films de merde (pardon, des blockbusters). J’aime pas les films français, ni les films qui disent clairement qu’il faut réfléchir. Je préfère les films d’action, les films d’horreur, les slasher-movies, les films fantastiques, etc… Je lis beaucoup de BD, mais dans les mêmes styles. des trucs qui font peur aux petits enfants, et parfois même aux bons pères de famille.
Et sinon ? Ah je traine pas mal sur ordinateur aussi, hein, histoire de bien faire l’associal. Je joue aux jeux vidéo. Des jeux violents assurément puisque sur Diablo 3 j’affiche plus de 380 000 morts dont presque 17 000 victimes élite. Et sinon je passe mon temps à tout détruire dans la série des jeux LEGO sur PC.
Assurément, vu de loin, tout le monde doit se dire qu’avec un fusil dans les mains, je ferai un carton sur les passants. Ca tombe mal, y’a pas beaucoup de passants dans ma rue, et la plupart d’entre eux semble compter les jours qu’il leur reste à vivre de toute façon (oui j’habite parmi les vieux). Est-ce que je suis un psychopathe, donc ? Aux yeux de la société, j’imagine que j’en tiens un bon profil. Je m’en fous, j’aime pas la société. J’aimerai dire que j’irai pas lui faire du mal, à la société, mais en même temps, je me dis des fois que j’aimerai bien que le monde s’effondre devant moi juste pour que je puisse profiter de la gueule de tous les cons que compte cette planète (et quand je lis certains articles et certains commentaires sur le net, je me dis que la liste est longue).
Mais malgré tout, je n’en ferai rien, et j’ai la meilleure des raisons pour ça. Parfois j’aimerai donc voir la fin du monde. Et puis je me souviens que j’ai des amis, et qu’eux ont des visions d’avenir… pas forcément plus optimistes que les miennes, mais assez en tout cas pour se marier, fonder une famille, ou espérer vivre vieux (pour ma part, j’espère ne pas vivre vieux parce que franchement, quand on voit ce qu’ils deviennent actuellement, nos vieux…). Et que je partage ou pas leur vision, c’est mes amis, des gens proches de moi (parfois loin géographiquement, mais proches quand même), que j’estime énormément et à qui je souhaite tout le bonheur du monde. Et pour eux et leurs générations à venir, je fais l’effort d’essayer de rendre le monde meilleur, aussi bien que je le peux, malgré le fait que ma contribution soit modeste (voir inexistante, mais bon, je fais comme je peux, hein). Et donc, malgré tout, je souhaite que ce monde s’améliore et perdure (mais pas sous sa forme actuelle ; moi je rêverai de revenir au moyen âge, la royauté et le clergé en moins).
Bref, je continue de contribuer à ce monde. Et ça porte ses fruits, puisque malgré mon profil de dangereux serial-killer, on m’a demandé hier de garder une petite fille d’à peine six mois pendant une nuit ! Moi dont certains à n’en pas douter m’imaginent assurément comme un dangereux pédophile. En fait non, je suis juste quelqu’un de simple (la définition de « simple » étant laissée à mon jugement), mais visiblement, être simple c’est mal vu de nos jours. M’en fous, j’ai de vrais amis, moi.
De la culture geek et du fanboyisme (neologisme honteux)
Aujourd’hui sort officiellement au cinéma The Dark Knight Rises, le dernier film de la trilogie Batman de Christopher Nolan. Non, je ne suis pas allé à l’avant-première. Oui, je vais aller le voir. Oui, il y a des chances que j’aime ce film. Mais putain qu’est ce que ça me fera chier ! Si je devais donner un avis sans l’avoir vu, ça serait « passez votre chemin ».
Alors voilà, je me suis déjà répandu sur les raisons pour lesquelles je trouvais que les fanboys Apple étaient tous des retardés du bulbe, et finalement ici on n’en est pas très loin. Mais ça me touche un peu plus, dans la mesure où ici, ce n’est pas qu’une question d’informatique (qui certes est une de mes occupations principales, mais pas forcément celle à laquelle j’attache le plus d’importance), c’est une question de culture geek, dont je me revendique pleinement.
Loin de moi l’idée de dire que TDKR sera pourri. Je pense que dans les grandes lignes, je vais l’apprécier. Peut être même dans les détails. Mais qu’on ne vienne pas me casser les couilles à me dire que c’est le film de l’année, le meilleur film de super-héros de la création, ou je ne sais quel superlatif exagéré ! Aujourd’hui, la plupart des médias nous vendent ce film comme un monument, une consécration, un chef d’œuvre. Bon, venant de la part des médias, ça ne m’étonne pas, ils disent ça d’à peu près tous les films à gros budget qui se veulent un peu sérieux (pas comparable par exemple avec Avengers qui était autrement plus coloré). Ce qui me gave, c’est que le public suit de concert, alors que le péon moyen n’a pas encore vu ce film. Et les retours que je vois de l’avant-première me font peur : les gens sont toujours persuadé que ce film est magistral.
Alors bon, j’admets que je suis connu pour détester de près ou de loin à peu près tout ce qui fait le buzz cinématographique. J’ai mis des années avant d’accepter de voir un Harry Potter (et il n’est pas prévu que j’en lise un), je me refuse toujours à voir Twilight, et je tiens bon dans ma résolution de ne jamais voir Titanic (même en 3D). Mais justement, c’est bien ce que je reproche au buzz en lui même. Tout ces films ne sont peut être pas mauvais en soi (encore que, j’ai des doutes quant à l’intérêt que je pourrai y porter), mais il ne seront jamais aussi bon qu’on voudrait nous le faire croire. Je peux le dire concernant Harry Potter que j’ai enfin vu, c’est très basique comme histoire, il n’y a pas vraiment d’idée nouvelle ou révolutionnaire (je parle de la base, hein, pas des détails que les fanboys seraient capables de me balancer à la gueule). Et c’est vrai aussi des films que j’apprécie. Prenons par exemple Transformers, film auquel j’accorde certes un crédit plus élevé qu’il ne le mérite. Soyons francs, c’est une belle daube. Mais ça n’a jamais été vendu comme le film de l’année ! Au mieux comme le blockbuster de l’été, mais on n’a jamais évoqué l’idée d’oscariser Michael Bay pour autant. C’est une daube assumée qui se contente de faire vibrer les cordes sensibles des geeks dans mon genre. Et je crois pas avoir déjà vendu du rêve en parlant de ce film, parce que je suis bien conscient qu’en dehors de moi, peu de gens l’apprécient autant.
Après, certes, c’est pas dégeu de voir un film de super-héros qui cartonne au box-office, ça promet d’en voir d’autres dans le genre à un moment ou à un autre. C’est une bonne façon de faire avancer la culture geek. Mais pas comme ça ! L’essence même de la culture geek, pour moi, c’est de ne pas se fondre dans la masse, de ne pas se rallier à l’avis collectif sans avoir fait preuve d’un minimum d’esprit critique. J’ai pas envie que les emblèmes ne deviennent finalement qu’un produit marketing comme un autre.
Alors peut-être que TDKR sera chouette, peut-être qu’il aura un scénario béton, peut-être qu’il sera moins lénifiant que son précédent opus (que j’avais essentiellement trouvé trop long et trop tiré par les cheveux), et peut-être que je l’apprécierai. Mais gardez à l’esprit que ça raconte quand même l’histoire d’un type dérangé qui se déguise en chauve-souris pour aller tabasser des gens, certes peu recommandables, dans la rue la nuit. Si vous voulez voir un vrai chef d’œuvre, regardez plutôt Dark City.
La tempête avant le calme
Un déménagement, c’est presque forcément le bordel. Difficile d’éviter ça. Le mien s’est pourtant bien passé, en moins de 4h (pour ce que j’en ai vu, parce que j’avoue avoir été un peu sur une autre planète hier…).
Et donc me voilà ici, dans ma maison, dans un bazar monstrueux. On a pourtant rangé plein de cartons, mais c’est pas la panacée pour autant. Bon, la seule chose dont je pourrai me plaindre finalement, c’est de n’avoir pas encore mon accès à internet, bien qu’officiellement il ait été mis en place. Mon ISP est sur le coup, mais quand même… j’ai passé deux bonnes heures ce matin à hacker mon vieux WRT54G pour reconstruire le réseau domestique qui dépendait précédemment de la freebox. Comme quoi, toujours conserver les vieilles machines, c’est utile.
Du coup, comme je suis obligé d’utiliser la connexion de mon téléphone portable (illimitée, mais pas rapide pour autant), je ne m’éternise pas en paroles pour l’instant, je posterai mes idées et mes photos plus tard. En attendant, de toute façon, j’ai du bordel à ranger…
Un de fait…
Depuis ce matin, je suis donc heureux propriétaire d’une maison. Et aussi stressé propriétaire d’une maison (la même). Et aussi pénibilisé propriétaire d’une appartement.
Donc, tout un avenir de changements, de travaux, de jardinage, de réorganisation et de prise de tête se déroule devant moi. Bon, dans un premier temps, c’est surtout le déménagement qui se présente devant moi, et ça, ça me tue. J’aime pourtant bien ce qui est l’organisation, hein, mais là, je stresse, parce que c’est pas juste moi que je dois organiser, mais toutes les personnes qui participent plus ou moins volontairement à mon déménagement. Pas que ce soit particulièrement compliqué à organiser, mais je suis un perfectionniste, hein ; c’est comme organiser une fête à la maison, faut que les gens en repartent avec une bonne appréciation.
Parce que bon, fondamentalement, je déborde pas de meubles. Je déborde pas de fringues non plus, ni de vaisselle, ou d’outils informatiques. Non mais je déborde de bouquins. Et le papier, c’est lourd. Très lourd. Ils le savent, qu’ils vont souffrir, mes amis. D’où la nécessité de leur donner tort, et leur facilitant la tâche. Déjà, prévoir les repas qui satisfassent tout le monde, des moyens aisés de trimbaler une cinquantaine de cartons de BD, un minimum de trajets, et le minimum de choses à se coltiner dans les escaliers. Enfin, ça c’est qu’un début, hein, ma réflexion va très loin, par exemple jusqu’à chercher qui peut prendre qui en voiture pour éviter un embouteillage devant chez moi.
Bref, tout ça pour dire, c’est compliqué, je me prends la tête, je râle, je geins, et pourtant c’est la classe. Enfin, ça sera surtout la classe quand j’aurai vendu mon appartement. En attendant, c’est surtout la pauvreté.
Non, je ne parlerai pas de politique !
La politique, ça me gave. Encore plus en période d’élection. J’ai rarement vu la politique autrement que comme une grande cour de récréation où les enfants passent plus de temps à se disputer entre eux qu’à jouer ensemble. Et quand la maîtresse arrive, ils vont chacun pointer l’autre du doigt en disant : C’est pas moi, c’est lui. C’est à ça que me font penser les débats ces dernières années. Autant dire qu’il y a peu de candidats qui ont mon réel soutien. Je donnerai mon soutien entier et dévoué à celui qui commencera par diviser par deux (voir plus, je suis pas comme ça) les salaires des présidents/ministres/parlementaires/sénateurs/hauts fonctionnaires/etc, et qui décidera de les indexer sur le SMIC tant qu’on y est. Là, oui, un homme (ou une femme) politique trouvera grâce à mes yeux.
En attendant, je ne blâmerai pas la classe politique pour les résultats des élections actuelles, je pense que le blâme en revient plutôt au peuple français (mais comme d’hab, il ne faut pas généraliser). Je lisais il y a peu une étude qui disait (en substance, parce que le vocabulaire n’était pas tout à fait le même) que la démocratie ne peut pas fonctionner parce que l’électeur moyen n’est qu’un con. C’est sur que ça aide pas de voter quand on pige pas un traître mot de ce que disent les personnes qui réclament nos voix. J’adhère pas mal à cette étude.
Et je suis tenté de dire que l’un des principaux responsable de l’abrutissement des masses c’est la télé. Mais ça serait nier le libre arbitre de chacun. C’est le choix de tous d’occuper son temps face à des niaiseries télévisuelles ou d’essayer d’élever un peu le débat (ou de raconter des banalités ici). Bon, je prétendrai pas que ma télé n’est jamais allumée (je me vante bien assez de mon installation), mais je crois pas avoir mis une chaîne hertzienne (ou TNT maintenant, je sais plus) depuis plusieurs années (j’ai peut être fait une exception pour la coupe du monde de rugby cela dit). Et c’est rare que je reste tranquillement assis sur mon canap a regarder l’écran. J’ai horreur de ne rien faire (c’est pour ça que je suis épuisant). Et c’est là le drame pour le français moyen, il préfère ne rien faire que de se cultiver un peu (encore que je ne crois pas que ça ne s’applique qu’en France, la connerie est internationale).
Tout ça pour en arriver au point final de ce discours. Je lisais encore ce soir un petit article d’une infirmière en soins palliatifs qui listait les 5 regrets les plus communs qu’exprimaient les gens avant leur mort, et chacun de ces regrets était bien ça : ne pas avoir fait quelque chose. Et donc j’ai choisi de copier honteusement ce qu’un autre auteur a fait dans un autre article, à savoir redéfinir ces regrets en objectifs et les mettre en tête de ma todo-list. De ces 5 objectifs, il y en a un que je suis convaincu d’avoir atteint depuis bien longtemps, et deux autres que je pense atteindre à peu près correctement. Il reste que je travaille encore trop dur, oui (encore que cette notion soit relative dans mon cas), et clairement, ne pas dire ce que je pense m’a plombé l’existence assez régulièrement (soit je parle trop, soit pas assez, j’arrive pas à trouver le juste milieu). Mais j’espère encore que le jour où je ferai le bilan, j’aurai le minimum de regrets.
Vengeance préventive, encore une !
Bon, pas le choix, je lui ai promis de le raconter ce soir… et je crains son courroux plus que beaucoup d’autres choses.
Donc oui, encore une vengeance préventive, et étrangement, c’est toujours le même que je préviens. Monsieur Drizzt, non content de son précédent cadeau d’anniversaire (hum, j’ai bien une remarque à faire, mais je me retiens, c’est pas poli) m’a dit il y a peu qu’il en avait prévu un autre (pourquoi tant de haine ?). Il m’a même avoué s’être essayé à un jeu très dangereux, puisqu’il est allé chercher son inspiration dans un magasin de BD. Beaucoup de gens s’y sont essayé avant lui, et beaucoup ont rencontré un mur de 15 mètres de haut sur lequel il y avait inscrit « Je l’ai déjà !! ». Bon, spa grave, j’ai pas le temps (ni l’envie) de lire toutes les BD de la bibliothèque familiale (j’arrive déjà pas à finir la mienne), alors ça me permet souvent de découvrir des choses que j’avais raté (façon détournée de dire que c’est pas parce que j’ai déjà une BD que j’apprécie pas qu’on me l’offre) (an.archi, Mariou, je vous aime très fort) (mais c’est pas une raison pour renouveller l’expérience, y’a plein d’autres choses intéressantes dans la vie) (mais pas forcément dans la mienne, hu hu hu).
Et donc tout ça pour dire qu’à ce jour, il n’y a qu’une seule personne qui ait réussi à me surprendre avec une BD (je zappe volontairement mon papa avec le tome 4 de Requiem, je crois que j’ai raconté à tout le monde cet épisode honteux de ma vie familiale) : Irmou avec The Authority. Très bon choix au passage.
Mon si cher Drizzt a eu l’intelligence d’aller voir mon fournisseur officiel de BD pour lui demander des infos (et même si ça semblait totalement involontaire de ta part). Ceci dit, par principe, j’achète toutes les nouveautés qui sortent et qui m’intéressent ; et ce qui n’est pas nouveauté, je doute de la certitude de mon fournisseur à ce sujet… En tout cas, si tu réussis à me surprendre, tu auras droit à toute ma reconnaissance, et probablement une tournée à l’Exca (comment je motive les troupes, j’en reviens pas).
Et de toute façon, tu auras droit à mon atroce vengeance à un moment ou à un autre…
J’ai pas dit non plus que j’étais normal…
J’avais ce soir une discussion animée avec Irma (j’ai plus de lien à fournir) sur la notion de normalité, dont la valeur baisse actuellement plus vite que le cours du CAC40. Quand j’étais gosse, on ne venait effectivement plus nous faire chier pour avoir du sucre, de la farine, ou régler la TNT passé 20h00 (de toute façon, même passé 19h00 c’était trop tard). Aujourd’hui, les gens sont decomplexés, et y’a bien que des vieux comme nous qui pensons que ça mérite un vent magistral.
Tout ça pour dire que la notion de normalité est aujourd’hui basée sur des standards qui ne sont absolument pas logiques, j’en veux pour preuve le problème qui me concerne directement en ce moment. Je cherche en ce moment des rideaux pour mon appart. J’ai vite fait un tour chez mes deux fournisseurs de matériel dont je ne nommerai pas le nom parce qu’ils ne méritent pas de pub sur ce coup là. Cela dit, l’un me propose des dimensions de 145 (largeur) par 300 (hauteur), l’autre de 135 par 260. Bon, déjà mon plafond est à 250, et ma tringle à rideau 10cm plus bas. ça m’emmerde, j’aime pas les rideaux qui trainent par terre, ça fait desordre et ça amasse la poussière. Mais de toute façon, par essence, mes rideaux sont prévus pour être devant mes fenêtres. Et sous mes fenêtre, il y a mes radiateurs. J’ai pas non plus envie que mes rideaux passent par dessus mes radiateurs. Moi j’aimerai bien qu’ils s’arrêtent quelques centimètres derrière, en l’occurrence à une hauteur d’environ 160. Impossible à trouver. Dans le même ordre d’idée, j’ai dans mon salon cinq fenêtres accolées, ce qui me fait au total une largeur de presque 4m. Comment faire avec seulement deux rideaux (max 145 en largeur) pour couvrir toutes ces fenêtres. Soit c’est mes fenêtres qui ne sont pas standard, soit le standard des rideaux a été fait par un con (j’opte pour cette seconde option).
Ceci étant dit, j’ai la chance de savoir manier une machine à coudre, et, soyons honnête, ma maman est une coutrière hors pair…
Certains souvenirs ne sont que trop rares
Je me demandais l’autre jour s’il me restait des bons souvenirs de ma grand-mère. Mon lectorat sait que je ne la porte pas dans mon coeur, et que c’est la principale raison pour laquelle je l’ignore depuis plusieurs années. Pour la petite histoire, je suis retourné chez elle en Juillet dernier pour l’anniversaire de mon père, et la première chose qu’elle a fait en me voyant a été d’essayer de me coller une paire de baffe pour ne pas lui avoir donné de nouvelles depuis d’après elle un an, d’après moi 7 mois. Cela dit, sa tentative a échoué vu qu’il lui manque environ 40 cm et la souplesse de ses 20 ans pour atteindre ma tête. Du coup, elle s’est contentée de m’engueuler pendant 30 secondes, délai au delà duquel je l’ai remercié de son accueil et je me suis barré sans écouter la suite de ses remontrances.
Donc voilà, j’en venais à me demander si j’avais encore des bons souvenirs avec ma grand-mère. J’allais abandonner, quand soudain je me suis rappelé de mon gouter de 16h. A l’époque elle nous préparait pour le gouter une tranche de pain beurrée avec une pincée de sel, et (dans mon souvenir mais les chiffres sont flous) 4 carreaux de chocolat. C’était simple, pas vraiment gourmand, mais pour moi ça vallait toute la junk food qu’on sert aujourd’hui aux gamins. Cela dit, aujourd’hui je préfère le beurre demi-sel au chocolat.
Cela dit, c’est vraiment le seul souvenir agréable que j’arrive encore à associer avec ma grand-mère.
Vengeance préventive…
Depuis bientôt trois jours, Drizzt me tease à propos de sa propre vengeance à mon égard. Ce qui quelque part me fait peur. D’une part parce que Drizzt est capable de beaucoup de chose. D’autre part parce qu’il a avoué avoir agi sous l’influence de l’alcool. Surtout parce qu’il laisse sous entendre qu’il joue au même jeu de con que moi, à savoir qu’il se fout pas mal de ce que je pense (à la différence près qu’il tape plus bas que moi).
En clair, il me dit à demi-mot que son délire alcoolique l’a poussé vers un cadeau d’anniversaire du niveau intellectuel du vagin artificiel. Et quelque part je l’en crois capable, c’est peut être ça qui m’effraie le plus. En même temps, il est aussi capable de me monter un pipo gros comme Notre Dame de la Garde (Bonne Mère incluse) ; et je suis quelqu’un de très crédule. Dans un cas comme dans l’autre, je vais le détester, c’est une certitude.