Le prix Irmou : Iron Siege
Scénariste : James Abraham & Andrew Hong
Dessinateur : Trevor Goring
Éditeur: Soleil Production
J’ai entendu parler d’Iron Siege chez mon marchand de BD, quand un client voulait l’acheter, sans connaître son titre, et alors que le livre n’était pas encore paru. Ce qu’il m’en avait dit m’avait intrigué, et j’ai poussé un peu plus loin ma curiosité. Au final, je l’ai donc acheté dès sa sortie. Au delà du scénario, les dessins étaient intéressants, assez peu communs si on s’en tient au standard du comics.
Iron Siege raconte donc une histoire qui a lieu pendant la seconde guerre mondiale, alors que les américains ont débarqué, et tendent une embuscade à un petit groupe de nazis non loin d’un petit village français. C’est là qu’ils se retrouvent à des infectés (pour les néophytes, c’est comme des zombies, mais pas morts). Des hommes infectés, des enfants infectés, des soldats infectés, et des animaux infectés, qui ne pensent qu’à bouloter nos soldats des deux camps, qui pour l’occasion vont devoir faire cause commune.
Le prix Pop-Corn : The Goon 9 : Calamité de conscience
Scénariste : Eric Powell
Dessinateur : Eric Powell
Éditeur: Delcourt
Il fallait bien un jour que je parle de la petite perle graphique d’Eric Powell (je l’ai peut être déjà fait d’ailleurs mais je ne m’en souviens pas). Parlons graphique, donc. Eric Powell a un style tout particulier, qui non seulement démontre un très grand talent, mais montre aussi un style trop peu commun, qui n’est pas sans me rappeler des pulps des années 60. C’est d’autant plus un tour de force que de rendre la série intéressante.
Coté scénario, c’est toujours autant le bordel. Après que son pire ennemi, ramené à la vie sous forme de zombie par un protagoniste caché dans l’ombre, soit revenu lui gâcher la vie, Goon va une nouvelle fois régler ses comptes à grand renfort de baffes dans la gueule, mais aussi avec l’aide de Busard, le vivant-mort (un vivant qui ne peut pas mourir mais qui souffre d’une insatiable faim de viande morte), et de Franky, son acolyte psychopathe de tous les jours, ainsi que des habituels résidents du Norton’s Pub. C’est complètement barré, mais qu’est ce que c’est bon.
Le prix 1337 : Dark Avengers 1
Scénariste : Brian Michael Bendis & Matt Fraction
Dessinateur : Mike Deodato Jr., Marc Silvestri, Terry Dodson, Luke Ross, Will Conrad
Éditeur: Panini
Je reviendrai pas sur le fait que pour sa traduction française, Dark Avengers a eu droit à un sous-titre : « Les vengeurs noirs ». Après, évidemment, avec la sortie du film Avengers, on a eu plein de vengeurs ce mois ci. Celui-ci se situe pendant le story arc « Dark Reign », où les méchants ont pris le pouvoir, font croire au monde qu’ils sont gentils, et vont chasser les vrais gentils.
Et c’est bien là tout l’intérêt de cette histoire. Pour prendre la place des vengeurs (pas forcément ceux du film, hein, l’univers Marvel est plus vieux que ça), on a Norman Osborn, anciennement le Green Goblin de Spider-Man, qui endosse une armure volée à Iron Man et peinte comme le costume de Captain America (et il se fait appeler Iron Patriot), Arès le dieu de la guerre (et un âne notoire) qui prend la place de Thor, Bullseye, un des vilains favoris de Daredevil, qui prend la place d’Oeil de faucon (on notera le costume ringard qu’ils n’ont pas voulu montrer dans le film), Venom le symbiote qui prend la place de Spider-Man, et quelques autres moins connus des non-experts (dont un Xème pseudo Wolverine en la personne de son fils caché…). Mais c’est vrai que ressortir tout ces méchants et leur trouver des points communs avec nos héros préférés, c’est fort.
Le prix Lynch : New Avengers 5, L’empire
Scénariste : Brian Michael Bendis
Dessinateur : Billy Tan, Jim Cheung, Michael Gaydos, David Mack
Éditeur: Panini
Encore des vengeurs ; je l’avais dit, c’est leur mois. Cette fois ci, on est sur le story arc « Secret Invasion », où la race alien Skrull (des metamorphes qui savent aussi imiter les pouvoirs des super-héros) a commencé à remplacer les héros, afin de faciliter leur invasion de la terre.
Oui, c’est pas forcément très fin comme scénario,mais placer ça dans un univers bien établi, ça provoque l’effet escompter, à savoir « qui peut faire confiance à qui sachant que n’importe qui peut être un Skrull ». Qui plus est, vu la quantité de personnages de l’univers Marvel, on ne sait même pas si le narrateur n’est pas lui même un Skrull (parce que certains ont même oublié qu’ils étaient Skrull). A coté de ça, on a quelques réminiscence d’un précédent story arc (« Civil War » pour les intimes) où les héros s’affrontaient entre eux pour le droit de rester anonymes. Donc déjà les héros ne s’aiment pas beaucoup les uns les autres, mais en plus ils ne savent même pas s’ils peuvent se faire confiance au motif que ce sont des héros… Oui, ça devient assez retord.
Le prix Lynch : Annihilation Conquest 1, Destinée
Scénariste : Dan Abnett, Andy Lanning, Keith Giffen, Christos Gage
Dessinateur : Mike Perkins, Sean Chen, Timothy Green II, Mike Lilly, Brian Denham
Éditeur: Panini
Une nouvelle histoire de Marvel, mais pas en rapport avec les vengueurs cette fois ci (encore que, à peu près tout l’univers Marvel a un jour ou l’autre été vengeur, donc je ne sais pas si ça compte). Non, ici, on est dans le space opera. Du grand classique, une race alien (non, pas les Skrull, cette fois ci c’est le Phalanx, des être techno-organiques qui prennent possession de leurs victimes par le virus transmode) veut dominer la galaxie et lance son invasion juste après le passage de la vague d’annihilation, la précédente invasion provenant d’êtres de la zone négative… Ouais, c’est bien du space opera bien complexe de base !
Qu’est ce qui fait donc que cette BD ressort du lot ? Bah c’est un space opera, bordel ! Des extra terrestre de tous les cotés, des personnalités atypiques (l’homme arbre qui se prend pour un souverain, l’homme insecte qui drague tout ce qui bouge, le raton laveur qui aime les gros flingues, l’être surpuissant qui se trouve être une lesbienne), des méchants surpuissants qui domine tout mais vont quand même prendre une claque, des lasers, des explosions dans l’espace, des voyages plus vite que la lumière, de l’humour, de l’héroïsme, des retournements de situation, tout y est, rien ne manque !
Le prix Teaser : The Boys 14, Préparation propre et planification
Scénariste : Garth Ennis
Dessinateur : Russ Braun
Éditeur: Panini
J’ai certainement déjà parlé de The Boys, et certainement encore plus de Garth Ennis, l’un de mes scénaristes préférés avec Warren Ellis. Et donc, pourquoi un prix Teaser ce mois ci sur mon scénariste préféré ? Tout simplement parce que cette couverture est un gigantesque pied de nez à un grand classique du genre (The Dark Knight Returns pour les incultes). Mais non content de parodier cette couverture, il faut voir que cette parodie cadre tout à fait avec l’histoire de The Boys.
Comme je ne sais plus si je l’ai déjà dit, je vais ressortir l’histoire de The Boys. Dans un monde rempli de super héros tout puissants, il faut bien que quelqu’un s’assure qu’ils ne pètent pas les plombs, ou du moins qu’ils ne franchissent pas certaines limites. Parce qu’aussi vrai que le pouvoir corrompt tout, les héros sont à peu près tous des psychopathes, des obsédés sexuels, ou des alcooliques notoires. Et c’est là qu’interviennent Billy Butcher, la Crème, le Français, la Fille, et le p’tit Hughie, qui en l’occurrence n’est pas là puisqu’il est en arrêt maladie. Et si cet épisode est fondamentalement assez court, il n’en donne pas moins quelques clés de l’intrigue principale, en particulier sur les motivations de Billy Butcher à dessouder du super-héros.
Le prix Justice : Brit 2, Déserteur
Scénariste : Robert Kirkman & Bruce Brown
Dessinateur : Cliff Rathburn & Andy Kuhn
Éditeur: Delcourt
Tant qu’on est dans les super-héros, autant parler de Brit, un vrai super-héros, qui est virtuellement invincible, mais qui en a marre de bosser pour le gouvernement et qui est de toute façon trop vieux. C’est du bon Robert Kirkman (déjà auteur du célébrissime Walking Dead, mais aussi d’Invincible et de Super Patriot dont j’ai déjà parlé), c’est rigolo, c’est agréable, et c’est même aussi émouvant.
Parce que, à quoi rend justice Brit ? Aux vrais super-héros, ceux qui savent que, certes, à grands pouvoirs, grandes responsabilités, mais aussi qu’ils sont loins d’être les seuls sauveurs de la terre, et que leur vraie responsabilité, c’est leur famille (femme, enfant, soeur – la gonzesse à moitié à poil sur la couverture, oui-). C’est beau, grand et fort de raconter comment un héros va sacrifier sa vie pour travailler et gagner sa vie le jour, rendre justice la nuit, et garder une vie de famille entre les deux (et dormir, un jour, aussi). Mais faut être réaliste, bien peu auraient réellement ce don d’abnégation. Un vrai héros pensera avant tout à ceux qui lui sont chers, c’est naturel.
Le prix That’s All Folks : Freakangels 6
Scénariste : Warren Ellis
Dessinateur : Paul Duffield
Éditeur: Le Lombard
J’en parlais avant, Warren Ellis est un bon. Un très bon. J’allais dire un dieu, mais ça aurait été présomptueux, il a fait des trucs normaux aussi. Freakangels n’en fait pas partie. Comme une fois encore je ne sais plus si j’en ai déjà parlé, je vais faire comme si je ne l’avais jamais fait ! Douze enfants nés en même temps, décident, arrivés à l’adolescence, de se battre contre ceux qui les pourchassent à cause de leurs pouvoirs. Et c’est la fin du monde. Les derniers survivants tentent de vivre tant bien que mal dans un Whitechapel inondé.
Alors évidemment, je me demandais comment cette série allait finir. Non, je ne le raconterai pas ici, on n’est pas sur Spoilrz. Mais c’est vrai que je voyais pas l’histoire finir aussi vite, et j’avais été surpris de voir comment Warren Ellis allait pouvoir déboucler tout ce qu’il avait semé dans cet univers steampunk anti-super-héros bizarroïde. Comment réconcilier les différents de chacun des douze, comment expliquer d’où ils viennent, comment sauver le monde,… J’ai été un peu surpris, mais surtout parce qu’il avait passé le plus clair de son temps à mener en bateau le lecteur (ou alors les traducteurs n’avaient rien compris, ce qui est loin d’être une première). Bref, c’est fini, on en voudrait encore.
Ils avaient parlé d’un The Goon au ciné, ça en est où?
http://www.youtube.com/watch?v=zr_Ta6NS3-g
Aux dernières nouvelles, c’est on hold, à cause du manque de budget. Mais pas abandonné pour autant. Je crois que c’est David Fincher qui est très attaché au projet.